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 Egon Wellesz (1885–1974)

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lulu
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MessageSujet: Egon Wellesz (1885–1974)   Egon Wellesz (1885–1974) EmptyVen 8 Nov 2013 - 15:02

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Dernière édition par lulu le Lun 28 Jan 2019 - 8:22, édité 2 fois
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gluckhand
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MessageSujet: Re: Egon Wellesz (1885–1974)   Egon Wellesz (1885–1974) EmptyVen 8 Nov 2013 - 15:51

Egon Wellesz /Symphonies 3 et 5 /Gottried Rabl / CPO .Mettre deux symphonies de style assez différent ensemble , je ne sais pas si c'est une bonne idée mais comme ça fait partie d'un coffret, faut bien les accoupler quoiqu'il en soit je suis plus sensible à la 5ème plus moderne à mon sens,qu'à la troisième, mais après d'autres écoutes ,peut être que je vais changer d'avis et préfèrer la 3ème, qui sait ?Laughing
Egon Wellesz /5 ème symphonie / Gottried Rabl .Pas encore ras-le-bol de cette symphonie malgré la photo un peu tarte en smoking et noeud papillon ,sans parler de la baguette magique du chef d'orchestre sur le livret, belle musique d'un musicien converti à la musique moderne qui d'après lui même et le livret surtout ne sera vraiment lui-même que dans sa 6ème symphonie, bon je simplifie comme d'habitude , je prends toujours le chemin le plus rapide ,en faisant crédit à l'intelligence de ceux qui veulent bien me lire de complèter par eux-mêmes?Laughing
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gluckhand
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MessageSujet: Re: Egon Wellesz (1885–1974)   Egon Wellesz (1885–1974) EmptyVen 8 Nov 2013 - 15:55

Egon Wellesz /Concerto pour Piano /Margarete Babinski / /Concerto pour violon / David Fruhwirth.L'intèrêt principal de ce disque est pour moi le concerto pour violon qui plus joué deviendra sans doute un classique un jour , c'est une musique assez riche et très bien construite bien que tonale, j'avais écouté ses symphonies et j'avais été surpris par ses différences d'écriture et là aussi entre les deux oeuvres il y a un fossé ,bon 1933 pour le piano et 1961 pour le violon,autant le concerto pour piano n'apporte pas grand chose de nouveau autant le concerto pour violon demande à être approfondi et réécouté , il me plaît beaucoup même si je suis un peu surpris de son parcours musical pour un élève de Schoenberg mais tout le compositeur demande vraiment à être découvert ce qui se fait peu à peu vu les enregistrements!
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Benedictus
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MessageSujet: Re: Egon Wellesz (1885–1974)   Egon Wellesz (1885–1974) EmptyMar 3 Oct 2017 - 22:55

Du fil Playlist:

Benedictus a écrit:
DavidLeMarrec a écrit:
Wellesz – Symphonie n°1 – Radio de Vienne, Rabl (CPO) Egon Wellesz (1885–1974) CitronnEgon Wellesz (1885–1974) CitronnEgon Wellesz (1885–1974) CitronnEgon Wellesz (1885–1974) Citronn
Musique très détaillée et articulée, limpide quoique sombre. Et quel mouvement lent final, si prégnant !

Egon Wellesz (1885–1974) Welles10
• Wellesz: Symphonie nº1, op. 62:
Gottfried Rabl / Radio Symphonieorchester Wien
Vienne, 2003
CPO


Réécoute plus ou moins en boucle, du coup. C’est tout à fait ça: c’est sombre mais net, le discours progresse sans temps mort, avec beaucoup d’impact et d’évidence, et la veine mélodique est extraordinairement persuasive - et pas que dans le mouvement final: les thèmes du I sont très prégnants eux aussi. Vraiment un des grands chefs-d’œuvre de la symphonie décadente.


Dernière édition par Benedictus le Sam 25 Nov 2017 - 16:52, édité 1 fois
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greg skywalker
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MessageSujet: Re: Egon Wellesz (1885–1974)   Egon Wellesz (1885–1974) EmptyMer 4 Oct 2017 - 16:14

Je ne connais pas les symphonies , mais Vorfrulling op12 (1912) est un poème symphonique assez impressioniste agréable ,oeuvre pour jeunesse .
Les Sonnets de d'Elisabeth Barrett-Browning op52 pour soprano et orchestre à cordes sont très beaux : atmosphère sombre raffinée (une bonne maitrise de l'orchestre à cordes) et expressioniste "feutré" ( c'est pas Elektra).
Mais , je préfère les Quatuors à cordes ( 9 , j'ai juste un cd du Artis Quartett 3,4 & 6) :  surtout le 3ème Quatuor (1918) , egon Wellesz est à la croisé de chemin (Debussy et Ravel ? ,Schonberg ? , Bartok ?). Il hésite , mais ces hésitations fait tout le charme de sa musique drunken
Egon Wellesz (1885–1974) 51mnidMEktL._AC_US327_QL65_Egon Wellesz (1885–1974) 51HkGBzzdiL._AC_US327_QL65_
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claudeyaacov
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MessageSujet: Re: Egon Wellesz (1885–1974)   Egon Wellesz (1885–1974) EmptyMer 4 Oct 2017 - 18:47

greg skywalker a écrit:
Je ne connais pas les symphonies , mais Vorfrulling op12 (1912) est un poème symphonique assez impressioniste agréable ,oeuvre pour jeunesse .
Les Sonnets de d'Elisabeth Barrett-Browning op52 pour soprano et orchestre à cordes sont très beaux : atmosphère sombre raffinée (une bonne maitrise de l'orchestre à cordes) et expressioniste "feutré" ( c'est pas Elektra).
Mais , je préfère les Quatuors à cordes ( 9 , j'ai juste un cd du Artis Quartett 3,4 & 6) :  surtout le 3ème Quatuor (1918) , egon Wellesz est à la croisé de chemin (Debussy et Ravel ? ,Schonberg ? , Bartok ?). Il hésite , mais ces hésitations fait tout le charme de sa musique drunken

Voir La discographie disponible sur ma page http://www.musiques-regenerees.fr/ExilVienne/Wellesz/WelleszDiscographie.html
Contient la liste des œuvres et quelques liens dont le Site Officiel

Claude Torres
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Benedictus
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MessageSujet: Re: Egon Wellesz (1885–1974)   Egon Wellesz (1885–1974) EmptySam 25 Nov 2017 - 22:22

Egon Wellesz (1885–1974) Welles10
Quatuor à cordes n°3, op. 25 (1918)
Artis-Quartett Wien: Peter Schuhmayer (violon I), Johannes Meissl (violon II), Herbert Kefer (alto), Othmar Müller (violoncelle)
Wyastone Leys, XII.2005
Nimbus


Là aussi, un sommet absolu incroyablement méconnu. On est à la fois en plein dans les sinuosités chromatiques et la lyrisme tendu du «décadentisme» viennois (et d’emblée: l’incipit...), mais le langage, à force de moduler, semble parfois dériver vers d’autres idiomes européens de l’époque: tantôt vers des harmonies post-debussyste, tantôt vers des passages modaux à l’anglaise. Et, même si le climat de ce quatuor est beaucoup moins sombre, on retrouve les qualités de la 1ᵉ Symphonie: le sens très direct de la progression, une veine mélodique très persuasive.

Vraiment à réévaluer.

EDIT: J'en profite pour ajouter ce lien vers une biographie complète et richement illustrée (images et musique): https://forbiddenmusic.org/2014/06/04/egon-wellesz-1885-1974-the-forgotten-modernist/ (en anglais)
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Rubato
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MessageSujet: Re: Egon Wellesz (1885–1974)   Egon Wellesz (1885–1974) EmptyLun 27 Nov 2017 - 10:30

Du fil "Quizz paroles et musique"

Benedictus a écrit:
DavidLeMarrec a écrit:
Les Barrett-Browning de Wellesz !

La poignée est marquante, mais le poème original est plus précis que ça (« trop pauvre pour toi »).

Il faudrait que je réécoute, je crois que je n'avais pas été trop ébloui. Une recommandation ? Je crois que je dois avoir la version Capriccio.
Bravo! cheers
En effet, les Sonnets from the Portuguese d'Elisabeth Barrett Browning traduits par Rilke et mis en musique par Egon Wellesz.


Benedictus a écrit:
DavidLeMarrec a écrit:
Une recommandation ? Je crois que je dois avoir la version Capriccio.
J'ai justement découvert ce matin une version fascinante: non seulement la soprano est capable de les chanter en anglais, dans la traduction de Rilke, dans leur putatif original portugais et en traduction française, mais elle réussit à faire les quatre en même temps! Sinon, l'orchestre à cordes est bien mais un peu mastoc.
C'est chez Decca:
 

Ironie je suppose ? hehe

DavidLeMarrec a écrit:
Ah oui, le fameux disque je n'ai toujours pas osé. Laughing

Apparemment il y aurait un "problème" autour de ce disque !! Smile
Ce que je peux dire c'est qu'en écoutant des extraits je n'ai pas reconnu la voix de Renée Flemming. Shocked
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Octavian
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MessageSujet: Re: Egon Wellesz (1885–1974)   Egon Wellesz (1885–1974) EmptyLun 27 Nov 2017 - 10:57

Benedictus a écrit:
DavidLeMarrec a écrit:
Une recommandation ? Je crois que je dois avoir la version Capriccio.
J'ai justement découvert ce matin une version fascinante: non seulement la soprano est capable de les chanter en anglais, dans la traduction de Rilke, dans leur putatif original portugais et en traduction française, mais elle réussit à faire les quatre en même temps! Sinon, l'orchestre à cordes est bien mais un peu mastoc.
C'est chez Decca:
 

Egon Wellesz (1885–1974) Kusanagui

La version Capriccio, c'est bien celle chantée par Regina Keppler ? Pour avoir écouté les deux, je confirme qu'elle me paraît assez clairement préférable à la version Fleming. hehe
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Eusèbe
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MessageSujet: Re: Egon Wellesz (1885–1974)   Egon Wellesz (1885–1974) EmptyMer 29 Nov 2017 - 9:47

Je viens d'écouter ce 3e quatuor et… c'est une merveille de douceur, de lumière, à l'exception du deuxième mouvement, très différent en cela de la majorité des oeuvres plus tourmentées de ses contemporains viennois, quelque chose qui rappelle certains des derniers Beethoven.

Merci Benedictus de me permettre d'ajouter cela à mon panthéon du quatuor!
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claudeyaacov
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MessageSujet: Re: Egon Wellesz (1885–1974)   Egon Wellesz (1885–1974) EmptyMer 29 Nov 2017 - 9:58

Eusèbe a écrit:
Je viens d'écouter ce 3e quatuor et… c'est une merveille de douceur, de lumière, à l'exception du deuxième mouvement, très différent en cela de la majorité des oeuvres plus tourmentées de ses contemporains viennois, quelque chose qui rappelle certains des derniers Beethoven.

Merci Benedictus de me permettre d'ajouter cela à mon panthéon du quatuor!

On attends avec impatience la suite des enregistrements par le Artis-Quartett Wien

Streichquartett Nr. 1, opus 14 1911-12
Streichquartett Nr. 2, opus 20 1915-16

Streichquartett Nr. 3, opus 25 1918
Streichquartett Nr. 4 , opus 28 1920

Streichquartett Nr. 5, opus 60 1943-44
Streichquartett Nr. 6 , opus 64 1947
Streichquartett Nr. 7, opus 66 1949
Streichquartett Nr. 8, opus 79 1957
Streichquartett Nr. 9, opus 97 1966
Music for String Quartet, opus 103 1968


Claude
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MessageSujet: Re: Egon Wellesz (1885–1974)   Egon Wellesz (1885–1974) EmptyMer 29 Nov 2017 - 20:14

J'étais persuadé qu'il existait une intégrale et que j'avais écouté les 1,2,3, mais apparemment non, juste trois quatuors disponibles…

Le 3 est effectivement très beau, mais je le trouve vraiment décadent-tourmenté, pas du tout aussi lumineux / apaisé / français que vous dites (je viens de réécouter).

Le 6, ça ne m'avait pas frappé, débute par une parodie de Coriolan !
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MessageSujet: Re: Egon Wellesz (1885–1974)   Egon Wellesz (1885–1974) EmptyMer 29 Nov 2017 - 20:19

Octavian a écrit:
Benedictus a écrit:
DavidLeMarrec a écrit:
Une recommandation ? Je crois que je dois avoir la version Capriccio.
J'ai justement découvert ce matin une version fascinante: non seulement la soprano est capable de les chanter en anglais, dans la traduction de Rilke, dans leur putatif original portugais et en traduction française, mais elle réussit à faire les quatre en même temps! Sinon, l'orchestre à cordes est bien mais un peu mastoc.
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La version Capriccio, c'est bien celle chantée par Regina Keppler ? Pour avoir écouté les deux, je confirme qu'elle me paraît assez clairement préférable à la version Fleming. hehe

Oui, Klepper, une indispensable des raretés de ce genre : seule intégrale des Faust-Lieder de Wagner, longtemps la seule (et toujours la plus belle) version des duos Op.14 de Reger (un des plus beaux trucs jamais écrits). I love you En plus elle chante remarquablement.
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MessageSujet: Re: Egon Wellesz (1885–1974)   Egon Wellesz (1885–1974) EmptyMer 29 Nov 2017 - 23:36

DavidLeMarrec a écrit:
Le 3 est effectivement très beau, mais je le trouve vraiment décadent-tourmenté, pas du tout aussi lumineux / apaisé / français que vous dites (je viens de réécouter).
Oui, par rapport à Dubois ou à Gregory Spears, c'est sûr que ça doit paraître méchant et vénéneux... Mr. Green
Mais par rapport au 3ᵉ de Zemlinsky ou au quatuor de 1905 de Webern...
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MessageSujet: Re: Egon Wellesz (1885–1974)   Egon Wellesz (1885–1974) EmptyJeu 30 Nov 2017 - 12:40

Par rapport à de la musique atonale, oui, effectivement (parce que le Troisième de Zemlinsky, c'est quand même ultrachromatique). Mais pour du décadent, on est plus chez les décadents tourmentés (du côté des quatuors de Korngold, pas mal de ressemblances je trouve) que chez les lumineux. Plus ambiance Berg que Schreker, même si le langage reste tout à fait lisible et tonal. Je trouve le 2 de Zemlinsky ou le 2 de Schönberg beaucoup moins tourmentés.
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MessageSujet: Re: Egon Wellesz (1885–1974)   Egon Wellesz (1885–1974) EmptyJeu 30 Nov 2017 - 13:44

En effet, je trouve que ça ressemble par certains côtés aux quatuors de Korngold - mais le souvenir que je garde de ces derniers c'est le paradoxe langage décadent-tourmenté / atmosphère lumineuse-positive.
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MessageSujet: Re: Egon Wellesz (1885–1974)   Egon Wellesz (1885–1974) EmptyJeu 30 Nov 2017 - 16:24

DavidLeMarrec a écrit:
Par rapport à de la musique atonale, oui, effectivement (parce que le Troisième de Zemlinsky, c'est quand même ultrachromatique). Mais pour du décadent, on est plus chez les décadents tourmentés (du côté des quatuors de Korngold, pas mal de ressemblances je trouve) que chez les lumineux. Plus ambiance Berg que Schreker, même si le langage reste tout à fait lisible et tonal. Je trouve le 2 de Zemlinsky ou le 2 de Schönberg beaucoup moins tourmentés.

Ah non je trouve Zemlinski plus tourmenté, et Schoenberg n'en parlons pas (du 2 ... et qui est atonal - enfin le dernier ... ou les 2 derniers mouvements).

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MessageSujet: Re: Egon Wellesz (1885–1974)   Egon Wellesz (1885–1974) EmptyVen 1 Déc 2017 - 13:18

Plus complexe musicalement, incontestablement, mais ce sont deux œuvres beaucoup moins intenses et apeurées, côté affects. Le 2 de Schönberg, c'est même plutôt une forme de plénitude (et ce n'est pas juste moi, ça correspond complètement aux textes).
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MessageSujet: Re: Egon Wellesz (1885–1974)   Egon Wellesz (1885–1974) EmptyLun 28 Jan 2019 - 1:44

Du fil Playlist:
Roupoil a écrit:
Wellesz : Quatuor à cordes n°3, Artis Quartet

Je me lance dans une série "musique décadente" et voilà une première très belle découverte avec ce quatuor dont les deux mouvements pairs notamment m'ont vraiment impressionné. Du même Wellesz, j'ai aussi écouté les autres quatuors présents sur le même CD (4 et 6) mais ils m'ont moins impressioné, et là j'écoute un concerto pour piano où il y a quelques bonnes idées mais qui n'est pas franchement transcendant non plus.
Benedictus a écrit:
Oui, le 3 est vraiment génial! Le 4 et le 6 sont bien aussi, mais moins marquants, c'est vrai. Quelque chose que tu dois absolument essayer, c'est la 1ᵉ Symphonie (les autres sont bien aussi - mais moins prégnantes, quoique certaines soient assez originales.) Les Sonnets d'Elizabeth Browning pour soprano et cordes méritent aussi l'écoute (mais plutôt par Regina Klepper chez Capriccio que par Renée Fleming.)
Greg skywalker, Eusèbe et à présent Roupoil: décidément, ce 3ᵉ Quatuor trouve son public parmi les gens de goût!
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MessageSujet: Re: Egon Wellesz (1885–1974)   Egon Wellesz (1885–1974) EmptyLun 28 Jan 2019 - 6:24

Je ne vais de toute façon pas m'arrêter en si bon chemin concernant Wellesz, j'ai quelques symphonies dans un coin que j'écouterai dans les jours à venir. Je note également ta suggestion pour les Sonnets mains .
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MessageSujet: Re: Egon Wellesz (1885–1974)   Egon Wellesz (1885–1974) EmptyMar 29 Jan 2019 - 22:24

Après quelques écoutes supplémentaires (mais je suis probablement assez loin d'en avoir fini avec Wellesz, car je n'ai pour l'instant rien trouvé qui ne m'ait pas au moins intéressé) :

- le concerto pour piano est tout de même attachant malgré (ou peut-être à cause de ?) son côté hétéroclite. Pas sûr que l'utilisation du piano soit vraiment très intéressante (par moments, on a l'impression que ça tricote "pour faire concerto"), mais l'inspiration mélodique est là (le langage est globalement sage), le dernier mouvement est entrainant, et il y a des passages intriguants dans le premier mouvement, notamment les dernières minutes. Bref, pas mal.

- le concerto pour violon qui se balladait sur le même disque est beaucoup plus tardif, et ça se sent. Le langage est nettement plus moderne et heurté, même s'il y a toujours un côté immédiatement séduisant dans tout ce que j'ai pu écouter de Wellesz pour l'instant. Bon, le style m'intéresse moins a priori, mais ça reste très écoutable, et intéressant (en tout cas ce n'est ni virtuose pour rien, ni sirupeux, il y a de la musique là-dedans).

- les Sonnets d'Elizabeth Barrett-Browning déploient un accompagnement aux cordes vraiment superbe, notamment dans le dernier des cinq poèmes. Suffisant pour quelqu'un comme moi (pas vraiment accro aux lieder de façon générale) pour rendre l'oeuvre appréciable.Tout le CD Cappriccio cité par Benedictus mérite d'ailleurs l'écoute.

- je me suis lancé dans les symphonies, en écoutant d'abord le CD consacré aux Deuxième et Neuvième symphonies. Cette dernière (qui est d'ailleurs de fait la dernière de son auteur) propose un langage relativement moderne (m'enfin, pour une oeuvre datant de 1971, ça reste très gentil, c'est globalement atonal mais avec des cellules et motifs qui restent mélodiques). C'est une symphonie assez courte (25 minutes) en trois mouvements, c'est rythmé (voire brutal par moments) et sombre, sans être inoubliable, ça accroche bien l'oreille.

La deuxième, elle, est de structure classique (quatre mouvements, une quarantaine de minutes) et complètement calibrée pour moi, j'adore ! Ce n'est pas toujours d'une grande subtilité, l'appel martial du tout début de symphonie annonce d'ailleurs la couleur (ce petit côté "musique de film" que certains pourront ne pas apprécier), mais c'est très contrasté, ça avance tout le temps, avec un sens de l'équilibre extraordinaire, et surtout une inspiration mélodique jamais démentie. L'allegro initial joue sur le contraste entre des passages joyeusement bourrins (c'est souvent cuivré) et d'autres au lyrisme presque sirupeux, mais pour moi sans jamais tomber dans le mauvais goût. Le scherzo qui suit, assez dansant, est au fond assez classique, mais là encore fort bien orchestré et entrainant. Vient ensuite un mouvement lent qui prend par moments des allures de marche funèbre, ponctué de belles interventions des vents. L'allegro energico final est, de fait, très energique et volontaire. La thématique en est peut-être moins inspirée que celle des mouvements précédents mais c'est encore une fois mené de façon redoutablement efficace. Globalement, une symphonie coup de coeur pour moi, simple dans sa conception mais très réussie. Une oeuvre qui ne va pas quitter ma table de chevet avant un moment.

- enfin, je confirme que le Troisième quatuor est une tuerie, le deuxième mouvement est une des choses les plus prenantes que j'aie entendues depuis un certain temps !

En fait, pas sûr que j'approfondisse si vite que ça mon Wellesz, je passe trop de temps à réécouter ce que j'ai déjà découvert hehe.
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MessageSujet: Re: Egon Wellesz (1885–1974)   Egon Wellesz (1885–1974) EmptyJeu 31 Jan 2019 - 21:57

Je continue mon petit monologue hehe

J'ai maintenant écouté une majorité des symphonies de Wellesz (curieusement, le CD de l'intégrale CPO qui contient les symphonies 4, 6 et 7 n'est pas sur Deezer contrairement aux trois autres, je n'ai pas cherché plus loin donc je m'en suis passé). Il faut bien admettre que le côté sombre/véhément est une constante assez marquée dans ces symphonies, si le langage évolue, on ne peut pas dire que l'atmosphère générale s'éclaircisse. Pour regrouper un peu mes impressions :

- la Huitième, comme la neuvième déjà évoquée plus haut, est d'un style relativement moderne qui me convainc moins, sans être désagréables, ce sont des oeuvres qui ne me marquent pas.

- la Cinquième est dans une sorte d'entre deux entre les premières, assez classiques, et les dernières nettement plus modernes. Mais au niveau du contenu musical, Wellesz tombe presque dans une caricature de lui-même tant cette cinquième est uniformément sombre et martiale, elle ne vaut pas à mon sens les précédentes.

- justement, j'avais vraiment adoré la Deuxième en première(s) écoute(s). Les deux qui l'entourent, dans un style assez proche, sont également très bien. La Première, portée aux nues par Benedictus plus haut dans ce fil, est probablement la plus intéressante du point de vue de la construction, avec ses trois mouvements, dont un mouvement lent final assez marquant. Une très belle symphonie qui a les mêmes qualités que la deuxième (thèmes marquants, grande force dans les mouvements rapides, et donc ce mouvement lent qui clôture l'oeuvre de façon plus apaisée mais pas moins prenante). Je dois tout de même dire qu'elle m'a moins marqué que la Deuxième. La Troisième reprend une structure en quatre mouvements, avec à nouveau un allergo initial percutant et très bien mené. Mais elle s'essouffle un peu plus dans les mouvements suivants que ses deux grandes soeurs.

Un bien beau corpus en tout cas !
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MessageSujet: Re: Egon Wellesz (1885–1974)   Egon Wellesz (1885–1974) EmptyJeu 31 Jan 2019 - 22:17

Oui, désolé, je suis un peu pris par le temps pour te répondre comme il le faudrait...

Celles que je réécoute les plus souvent, ce sont en effet les deux premières et les deux dernières (les disques CPO 1 & 8 et 2 & 9, quoi.) Je partage globalement ton analyse: du très beau postromantisme à la fois tendu et très lisible, très prégnant pour les deux premières; pour les deux dernières, quelque chose de gentiment moderniste et dynamique, pas mal. Je me souviens avoir moins accroché aux 3 à 7, mais il faudrait que je les réécoute.
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MessageSujet: Re: Egon Wellesz (1885–1974)   Egon Wellesz (1885–1974) EmptyJeu 31 Jan 2019 - 23:05

Roupoil a écrit:
Je continue mon petit monologue hehe

Plutôt une tirade : beaucoup de personnages suivent avec un vif intérêt ce que tu dis.
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MessageSujet: Re: Egon Wellesz (1885–1974)   Egon Wellesz (1885–1974) EmptyJeu 7 Fév 2019 - 21:56

Aiguillé par cette discussion j'ai écouté ce fameux 3ème quatuor par les Artis. Quelle découverte ! Un véritable chef-d'oeuvre. Je ne savais pas que Debussy était issu de l'école de Vienne hehe . Blague à part j'ai l'impression que c'est grâce à ce subtil mélange d'esthétiques différentes que j'ai à ce point accroché.
Je ne suis pas très friand du langage souvent torturé des compositeurs allemands ou autrichiens du XXè. Là il y a quelque chose de différent et je m'y retrouve, aussi bien dans l'inspiration mélodique que dans l'écriture. Je vais tenter une symphonie ou deux pour voir.
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MessageSujet: Re: Egon Wellesz (1885–1974)   Egon Wellesz (1885–1974) EmptyJeu 7 Fév 2019 - 22:07

cheers
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MessageSujet: Re: Egon Wellesz (1885–1974)   Egon Wellesz (1885–1974) EmptyJeu 7 Fév 2019 - 22:31

Il est possible que le langage des symphonies te convienne moins, c'est quand même pas mal bourrino-tourmenté alors qu'on retrouve moins ce côté sombre dans le quatuor. Et accessoirement elles me semblent quand même moins relever de la catégorie "chef d'oeuvre incroyablement méconnu" que le troisième quatuor (sur celui-là on commence à être beaucoup à se retrouver hehe ). Mais de toute façon ça ne coute rien d'essayer !
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MessageSujet: Re: Egon Wellesz (1885–1974)   Egon Wellesz (1885–1974) EmptyJeu 24 Sep 2020 - 23:57

À paraître en octobre chez Capriccio:
Egon Wellesz (1885–1974) 04_wel10
Un «drame cultuel», composé au milieu des années 20 d'après une «tragédie dansée» des Antilles précolombiennes; le RSO Wien est dirigé par le (très grand) compositeur Friedrich Cerha.
(Quelle rentrée, décidément!)
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MessageSujet: Re: Egon Wellesz (1885–1974)   Egon Wellesz (1885–1974) EmptySam 3 Oct 2020 - 21:57

En Playlist, Mefistofele a écrit:
Egon Wellesz (1885–1974) Die_op10
E. Wellesz - Die Opferung des Gefangenen (F. Cerha dir.)

Disons-le tout net, l'œuvre est assez inclassable, sorte d'opéra dansé avec rôles dédoublés pour le chant et la danse. La bonne nouvelle, c'est que la partie orchestrale est particulièrement prégnante et riche. Quant aux parties vocales, il s'agit très souvent de l'intervention des chœurs, les parties solistes sont limitées à une portion congrue, strictement déclamatoire (péplum avec orchestre). Miam !
Comme le nom le laisserait deviner, le livret est basé sur une histoire de sacrifice humain (au Mexique), sur un texte de Stücken, lui-même basé sur des légendes précolombiennes. Le livret n'est pas disponible, sauf si on cherche l'original de 1913 ici.

Musicalement, qu'entend-on ? Pour ma part, et il me manque bien des ingrédients, du post-Strauss décadent avec pompiérisme à la Orff et à la Korngold, plus une bonne louchée de Stravinsky époque Sacre (la 2e danse rappelle vraiment l'introduction du Sacrifice, en plus moderne. Elle est SUPERBE !). L'orchestre gronde et rugit, cuivres, percussions et contrebasses sont à la fête. Atmosphère tour à tour guerrière, tribale, triomphale, inquiète, on ne s'ennuie pas un instant, d'autant que la pièce est très courte. Le Prélude orchestral avec écho fugace de La Marche Impériale annonce la couleur !

Pour se faire une idée, la piste 4 Jetzt wird er zahlen für seine Taten est parfaite ! Et même si vous n'êtes pas un fan démesuré de l'opéra, la partition est tellement filmique et viscérale qu'il est impossible (ou presque) de ne pas succomber.* drink  drink  drink
Bref, une partition complètement démesurée et orgiaque, courez-y !

*J'ai déjà bissé, et la pièce risque de tourner assez régulièrement...
(Je dois recevoir le CD la semaine prochaine.)
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MessageSujet: Re: Egon Wellesz (1885–1974)   Egon Wellesz (1885–1974) EmptySam 3 Oct 2020 - 22:09

Bonne idée de rapatrier ma petite note dans le sujet dédié (je n'ai pas pensé à vérifier s'il y en avait un, faible esprit que je suis...). Evil or Very Mad

Hâte de lire ton commentaire, je pense que ce sera bien plus ton samovar que Bollon compositeur, mais je me demande si tu ne vas pas trop trouver cela trop bruyant et démonstratif. Ceci étant dit, tu aimes Tutuguri, donc j'ai des raisons d'être optimiste ?
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MessageSujet: Re: Egon Wellesz (1885–1974)   Egon Wellesz (1885–1974) EmptySam 3 Oct 2020 - 22:31

Mefistofele a écrit:
Ceci étant dit, tu aimes Tutuguri, donc j'ai des raisons d'être optimiste ?
Exactement. (Et j'ai une tendresse particulière pour Wellesz.)
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MessageSujet: Re: Egon Wellesz (1885–1974)   Egon Wellesz (1885–1974) EmptyDim 4 Oct 2020 - 1:22

En lisant les remarques de ce fil, j'ai donc écouté les symphonies 1, 2, 8 et 9, parce qu'elles semblent les plus populaires et je souhaitais vérifier des parentés possibles avec Le Sacrifice. Heureuse idée ! Si la symphonie No. 2 est éminemment sympathique et très B.O.F. (là encore, sans vérifier, j'ai pensé à Vaughan-Williams), la No. 1 est électrisante et martiale en diable. La No. 9 est relativement conventionnelle dans le genre, la No. 8 rugit plus et convainct autrement. Du coup, ce que je pensais être du Korngold filmique se retrouve dans la No. 2, et cet opéra dansé sonne comme une conflagration de la No. 1 (les cuivres et le drame) et de la No. 8 pour les percussions et les "cris" orchestraux du I (plus du Stravinsky). En tout cas, excellent moment !
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MessageSujet: Re: Egon Wellesz (1885–1974)   Egon Wellesz (1885–1974) EmptyDim 4 Oct 2020 - 1:23

Je mise plutôt sur Benedictus-pas-content.

Car si je souscris tout à fait à ce que tu dis des styles desquels on peut rapprocher ce Sacrifice, tu n'insistes pas assez sur les écritures par masses d'unissons… Ce n'est pas du tout un opéra en réalité (même si le compositeur le classe ainsi), vraiment une cantate essentiellement instrumentale d'où émergent quelques chœurs écrits à l'unisson, avec une pulsation très régulière, des tambours bien pesants, de nombreux moments où tout l'orchestre joue la même chose… on dirait de la musique de fond pour une exécution au cinéma, mais ça manque sérieusement de matière.

Bref, l'aspect Orff de la chose (sans le kitsch… et sans la personnalité).

Or je crois que je préfère très largement Carmina Burana ou Der Mond à ça.

Je ne suis pas convaincu, et pour des raisons qui risquent dégoûter au moins aussi vigoureusement Benedictus. Mais je me trompe potentiellement, je suis curieux en tout cas de son éloge ou de sa destruction ! Mr. Green
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MessageSujet: Re: Egon Wellesz (1885–1974)   Egon Wellesz (1885–1974) EmptyDim 4 Oct 2020 - 1:38

DavidLeMarrec a écrit:
vraiment une cantate essentiellement instrumentale d'où émergent quelques chœurs écrits à l'unisson, avec une pulsation très régulière, des tambours bien pesants, de nombreux moments où tout l'orchestre joue la même chose… on dirait de la musique de fond pour une exécution au cinéma, mais ça manque sérieusement de matière.

Bref, l'aspect Orff de la chose (sans le kitsch… et sans la personnalité).

Or je crois que je préfère très largement Carmina Burana ou Der Mond à ça.

Je comprends mieux la sensation Orff, dans ce cas, et j'ai bien eu l'idée de monologues de cinéma lors des soli (orchestre en retrait avec un boum ou deux pour maintenir la tension). Ce n'est pas en effet d'un raffinement extrême, mais j'ai pour ma part passé un bon moment et apprécié ce spectaculaire outré.
Par contre, préferer Der Mond, c'est extrême ! La déception est donc très cruelle dans ton cas...
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MessageSujet: Re: Egon Wellesz (1885–1974)   Egon Wellesz (1885–1974) EmptyDim 4 Oct 2020 - 1:45

Mefistofele a écrit:
j'ai pour ma part passé un bon moment et apprécié ce spectaculaire outré.

Je n'ai pas trouvé ça outré du tout, plutôt fade en réalité. Il ne se passe pas grand'chose, tout est dans la même atmosphère d'exécution imminente.

(Chez Orff, il y a quand même un côté très idiosyncrasique qui amuse, à tout le moins. Évidemment Benedictus aimera davantage Wellesz. hehe )
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MessageSujet: Re: Egon Wellesz (1885–1974)   Egon Wellesz (1885–1974) EmptyMar 6 Oct 2020 - 23:24

Egon Wellesz (1885–1974) Welles10
Sonnette der Elizabeth Browning, pour soprano et orchestre à cordes, op. 52
Regina Klepper (soprano), Roger Epple / Deutsches Symphonie-Orchester Berlin
Berlin-Dahlem, XI.2002
Capriccio


Mise en musique de cinq des Sonnets from the Portuguese d’Elizabeth Browning dans la traduction allemande de Rilke, ce cycle composé vers 1935 se confirme, à la réécoute, comme un des sommets du lied «décadent» avec orchestre.

Tout y est: les élans tourmentés et les suspensions inquiètes, les grandes lignes vocales modulantes et la profération expressionniste, l’accompagnement avec ses entrelacs d’arabesques tortueuses et ses battements d’ostinato en sourdine. Les climats sont très intenses, presque morbides dans leur mélange d’inquiétude et d’exaltation - mais avec de loin en loin d’étonnantes éclaircies lumineuses.

L’écriture est cependant plus tendue que «dégoulinante», manifestement tenue, sinon corsetée, par le souci expressif: l’écriture vocale ne verse jamais dans une expansivité «instrumentale», à la Strauss disons (les distorsions vocales du texte sont plutôt parcimonieuses, et toujours soumises à un propos expressif très direct), la dimension déclamatoire reste constamment présente; quant à l’écriture pour orchestre à cordes, elle semble davantage s’enraciner dans une esthétique resserrée de quatuor à cordes que dans une recherche de profusion orchestrale voluptueuse: constamment tendu, l’accompagnement est élaboré en fonction du discours et parcouru de figures mélodiques et rythmiques extrêmement prégnantes, voire obsédantes.

Je me suis assez moqué, un peu plus haut, de la version Renée Fleming (Decca); celle-ci est en revanche en tout point idéale: Regina Klepper fait montre ici d'un galbe vocal superbement tenu, d'un verbe d’une remarquable précision et d’une expressivité folle, servie tant par son engagement que par sa versatilité technique (capable de passer sans souci de grain ou de placement d’un squillo extatique à un quasi-Sprechgesang halluciné.) Direction très animée et très nette de Epple, avec un des meilleurs orchestres qui soient dans ce répertoire: on sent à la fois la poussée et les articulation du discours et l’agencement polyphonique de lignes très focalisées (aucun effet «tapis de cordes.»)
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MessageSujet: Re: Egon Wellesz (1885–1974)   Egon Wellesz (1885–1974) EmptyJeu 8 Oct 2020 - 15:50

Ah oui, ça c'est splendide : quelque part entre l'élan romantique straussien et les Schreker plus arides (5 Gesänge für eine tiefe Stimme). Et Klepper, difficile de rêver plus net, avenant et radieux.

Ensuite, comme souvent chez Wellesz, le discours reste élusif : peu de mélodies ou d'effets dramatiques auxquels se raccrocher, tout procède d'un flux assez exigeant. J'adorerais entendre ça en concert...
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MessageSujet: Re: Egon Wellesz (1885–1974)   Egon Wellesz (1885–1974) EmptyDim 18 Oct 2020 - 21:06

Egon Wellesz (1885–1974) 04_wel10
Die Opferung des Gefangenen, op. 40
Wolfgang Koch (Feldherr), Robert Brooks (Schildträger des Prinzen), Ivan Urban (Der Älteste des Rates), Friedrich Cerha / ORF Radio-Symphonieorchester Wien, Wiener Konzertchor / Gottfried Rabl
En public, Vienne, III.1995
Capriccio


En fait, après une première écoute, je suis à mi-chemin entre l’enthousiasme de Mefistofele et le mécontentement que me prédisait David.

En fait, j’ai surtout trouvé l’œuvre très inégale. Les parties avec chœur ou chanteurs solistes m’ont fait l’effet de longs tunnels, exactement pour les raisons que mes petits camarades ont dites:
DavidLeMarrec a écrit:
les écritures par masses d'unissons… [...] quelques chœurs écrits à l'unisson, avec une pulsation très régulière, des tambours bien pesants, de nombreux moments où tout l'orchestre joue la même chose… on dirait de la musique de fond pour une exécution au cinéma, mais ça manque sérieusement de matière.
Mefistofele a écrit:
l'idée de monologues de cinéma lors des soli (orchestre en retrait avec un boum ou deux pour maintenir la tension).
DavidLeMarrec a écrit:
Il ne se passe pas grand'chose, tout est dans la même atmosphère d'exécution imminente.

En revanche, les parties purement orchestrales m’ont nettement fait dresser l’oreille, correspondant là aussi à la description qu’en donnait Mefistofele.
Mefistofele a écrit:
du post-Strauss décadent avec pompiérisme à la Orff et à la Korngold, plus une bonne louchée de Stravinsky époque Sacre (la 2e danse rappelle vraiment l'introduction du Sacrifice, en plus moderne. Elle est SUPERBE !). L'orchestre gronde et rugit, cuivres, percussions et contrebasses sont à la fête. Atmosphère tour à tour guerrière, tribale, triomphale, inquiète, on ne s'ennuie pas un instant, d'autant que la pièce est très courte. Le Prélude orchestral avec écho fugace de La Marche Impériale annonce la couleur !
Certes, comme on s’en doute rien qu’à la lecture des noms propres convoqués, c’est du plutôt pas-ma-came, mais dans ce genre syncrétique chargé mais un peu bourrin, j’ai trouvé que ça se défendait vraiment bien, d’autant que Cerha dirige ces parties avec une énergie frontale et des couleurs crues qui font mouche. (Je me suis fait la réflexion que sous forme d’une suite symphonique, du style «Prélude, Cinq Danses et Finale de Die Opferung des Gefangenen», ça pourrait même avoir un certain ragoût.)

Pas inintéressant, donc, mais clairement pas la meilleure œuvre de Wellesz, compositeur prolifique, décidément aussi protéiforme en matière de langage et de style qu’inégal en termes de réussite (on est tout de même ici très loin de ces grands chefs-d’œuvre que sont le 3ᵉ Quatuor ou les Sonnets d’Elizabeth Browning - cf. supra.)

En revanche, j’ai écouté des bouts de son opéra Die Bakchantinnen qui m’a paru nouer, d’une part, la veine «primitiviste» de ce drame cultuel pour danseurs, solistes et chœurs et, d’autre part, l’esthétique «décadente» que je préfère chez lui (grand flux élusifs et tendus à l’harmonie sinueuse) - et je crois que je vais aller écouter ça avec attention.
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MessageSujet: Re: Egon Wellesz (1885–1974)   Egon Wellesz (1885–1974) EmptySam 19 Déc 2020 - 2:04

Je viens d'écouter les deux premières symphonies, que j'ai trouvées absolument nulles (je résume un peu cavalièrement car mon post a disparu - par ma faute -, mais l'idée est bien là)...

Je sauverais peut-être quelques passages du premier mouvement de la 2, mais le reste m'a paru tellement insignifiant que je doute de mes propres impressions (d'autant que trois minutes de musique sur quarante-trois...)...

J'avais prévu d'enchaîner sur le 3e quatuor, mais du coup je pense m'en abstenir.

Edit : je viens de relire certains commentaires sur la 1, et je suis stupéfait par : "la veine mélodique est extraordinairement persuasive", car pour ma part je n'ai pas entendu l'amorce d'une seule véritable mélodie Neutral (heureusement d'ailleurs, ça m'a évité la frustration), mais seulement des bribes fantomatiques de musique dans un grand vide gris, comme une sorte de Mahler squelettique et désarticulé... Et chiant...
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MessageSujet: Re: Egon Wellesz (1885–1974)   Egon Wellesz (1885–1974) EmptySam 19 Déc 2020 - 9:25

Je pense que tu devrais quand même tester à l'occasion le troisième quatuor, qui est quand même assez éloigné des premières symphonies, et qui est une oeuvre époustouflante (on est beaucoup sur le forum à avoir été enthousiasmé, les symphonies n'ont clairement pas provoqué la même unanimité). Mais bon, dans la mesure où tu as trouvé nulles deux symphonies que pour ma part j'estime énormément (surtout la deuxième, alors que Benedictus entre autres préférait la première), je ne peux évidemment pas garantir que tu y trouves ton compte Egon Wellesz (1885–1974) 2661413304
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MessageSujet: Re: Egon Wellesz (1885–1974)   Egon Wellesz (1885–1974) EmptySam 19 Déc 2020 - 12:27

J'écoute ce 3e quatuor, et - merci Roupoil de m'avoir remis le pied à l'étrier - c'est effectivement une tout autre paire de manches...

Le premier mouvement alterne des harmonies tourmentées presque bergiennes avec de belles touches de couleur modales Good , et un(e) second(e) thème / section d'un romantisme pastoral étonnamment sage et gentil par rapport au reste – mais aussi bien la substance musicale (harmonique et mélodique) que les transformations des thèmes et la cohérence globale me parlent incomparablement plus...
Après, époustouflant, il ne faut pas exagérer Mad , mais ici le discours ne me semble ni désarticulé ni constamment déceptif...

Je constate que la date de composition est 1918, alors que les premières symphonies ont été écrites trente ans plus tard — ce qui m'intrigue beaucoup, car si j'ai déjà pu constater chez certains compositeurs un dessèchement tardif de l'inspiration, c'était toujours dans le sens d'un néoclassicisme dépouillé et « objectivant » (ce que j'avais d'ailleurs imaginé concernant les dernières symphonies de Wellesz en lisant les commentaires), jamais dans celui de cette espèce d'effilochement du discours, d'asphyxie de la veine mélodique et de la matière sonore elle-même...
Le plus fascinant pour moi est qu'il ait encore composé sept autres symphonies après ces deux-là (ça me donnerait presque envie de tenter la 9e un jour où je serai particulièrement en forme, par pure curiosité vaguement malsaine)...  

Il y a même dans le deuxième mouvement un long et beau passage éminemment debusso-ravélien (qui paie évidemment leur tribut aux quatuors de ces derniers), plutôt inattendu dans ce contexte postromantique tendu d'un dramatisme sévère.

Le mouvement lent ménage un très beau contraste avec le précédent, et est globalement plutôt captivant — avec notamment plusieurs moments de suspension comme au bord du néant, des harmonies assez fascinantes, et une très belle coda à l'atmosphère totalement désolée et qui ne conclut pas : il me prend l'envie de le réécouter — une troisième fois, car j'avais déjà bissé pour cause de distraction accidentelle... Vraiment un morceau remarquable (Edit : je propose d'ailleurs d'amputer cette œuvre de son mouvement final Mr. Green – non seulement parce que ce dernier me semble raté (cf. ci-dessous) et que les trois premiers mouvements forment un ensemble très satisfaisant et autosuffisant, mais parce que la magnifique suspension harmonique de la fin III est gâchée par le début du IV qui vient bêtement la "résoudre"...).

Même contraste assez radical dans le IV que dans le II, entre des section d'un style sévère et d'une germanité très archi-traditionnelle (le fugato) et d'autres aux couleurs d'un impressionnisme cette fois presque naïf (Debussy d'avant 1900 ou tout premier Ravel, avec même un babillage mélodique assez anglais, mais dans un sens pas très positif) ; en outre, dans le II le contraste était entre sections scherzo et trio au sein d'une forme ABA fort convaincante dans sa simplicité (une bulle rêveuse au milieu d'une cavalcade tempêtueuse), alors qu'ici les épisodes alternent rapidement dans ce qui ressemble à des sautes d'humeur (voire une sorte de schizophrénie stylistique) sans logique interne, et même assez maladroite — le résumé parfait en étant tout bêtement la conclusion, où une péroraison aux couleurs très française (on pense à plusieurs œuvres de musique de chambre autour de 1900) se voit couronnée d'une cadence (quasi-)parfaite scandée semblant vouloir ramener le XIXe à toute force in extremis (mais qui, en fait de synthèse, ne produit - à mes oreilles - qu'un effet de grand écart un peu aberrant)...

Je l'aurai finalement écouté trois fois de suite (pour compenser mon commentaire perdu sur les deux premières symphonies par quelque chose d'un peu argumenté sur ce quatuor — qui par ailleurs m'a beaucoup plus convaincu)...
Chef-d'œuvre époustouflant, non, sûrement pas pour moi – ne serait-ce qu'à cause du final qui m'apparaît passablement loupé –, mais quelle différence avec les symphonies Shocked : les mouvements I et (surtout) III sont même assez magnifiques, avec une structure déjà perceptible et très satisfaisante dans le I (toutefois, la relative déception du IV m'a dissuadé de tenter de réécouter les symphonies pour vérifier que je n'étais pas passé totalement à côté d'un truc énorme)...


Dernière édition par Golisande le Sam 19 Déc 2020 - 12:34, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Egon Wellesz (1885–1974)   Egon Wellesz (1885–1974) EmptySam 19 Déc 2020 - 12:33

Non, je crois que les Symphonies, ce n'est vraiment pas pour toi (trop «bourrino-tourmenté», pour reprendre la fort juste expression de Roupoil.)
En revanche, un truc que tu pourrais essayer, c'est les Sonnets d'Elizabeth Browning (version Klepper plutôt que Fleming, hein.)
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MessageSujet: Re: Egon Wellesz (1885–1974)   Egon Wellesz (1885–1974) EmptySam 19 Déc 2020 - 12:36

Merci. Mais vais déjà réécouter les lieder de Webern par C. Oelze (entre autres), on verra ensuite... Razz (Franchement, ces symphonies m'ont presque traumatisé...)
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MessageSujet: Re: Egon Wellesz (1885–1974)   Egon Wellesz (1885–1974) EmptySam 19 Déc 2020 - 14:16

Bon, content quand même que tu aies trouvé des choses intéressantes dans le quatuor (même si j'avoue que les deux mouvements que tu as préférés sont ceux que j'aime le moins...)

Si jamais tu es un jour tenté de réessayer des symphonies de Wellesz, en tout cas, les dernières n'ont vraiment rien à voir stylistiquement avec les premières, pas sûr que ça te plaise pour autant mais ce sera peut-être une occasion de tenter autre chose de ce compositeur assez protéiforme.
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MessageSujet: Re: Egon Wellesz (1885–1974)   Egon Wellesz (1885–1974) EmptySam 19 Déc 2020 - 14:53

J'essaierai peut-être les dernières un jour, mais en attendant j'aimerais tout de même beaucoup que tu m'indiques un ou deux exemples précis (avec minutage Mr.Red ) de l'
Roupoil a écrit:
inspiration mélodique jamais démentie
que toi et Benedictus entendez dans les deux premières...
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MessageSujet: Re: Egon Wellesz (1885–1974)   Egon Wellesz (1885–1974) EmptySam 19 Déc 2020 - 18:28

Eh bien, ça ne va pas être très facile dans la mesure où je trouve que c'est très mélodique tout le temps. Là je réécoute le premier mouvement de la deuxième symphonie, et je pourrais citer :

- le grand premier thème à 0'44 (et le "contresujet" aux cors à 1'09 qui le suit)
- le motif ascendant des violoncelles à 2'26
- l'interlude apaisé à 4'27 (assez mahlérien)
- ...

En fait, je trouve que, un peu comme dans les symphonies de Mahler de fait, il y a un enchaînement permanent de motifs et de cellules mélodiques, sans temps mort, aucun moment que je ne trouve "creux" mélodiquement (alors que manifestement, toi tu trouves ça tout le temps creux hehe ), c'est d'ailleurs ce qui me plait tant dans cette musique...
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MessageSujet: Re: Egon Wellesz (1885–1974)   Egon Wellesz (1885–1974) EmptySam 19 Déc 2020 - 20:15

Ne compare pas à Malheur, mahlereux ! Evil or Very Mad

Mais merci, j'écouterai dès que je pourrai (demain soir je pense). Basketball
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MessageSujet: Re: Egon Wellesz (1885–1974)   Egon Wellesz (1885–1974) EmptySam 19 Déc 2020 - 20:54

Pas d'inquiétude, même si j'aime beaucoup cette symphonie, ça reste sans commune mesure avec la fascination que j'ai pour (presque toutes) celles de Mahler, qui est sans conteste mon symphoniste préféré.

Après, ne te force pas non plus avec Wellesz, hein, je ne pense pas qu'une réécoute puisse changer radicalement ton appréciation initiale, et le jugement de l'inspiration mélodique, ça reste très subjectif, donc si ça ne te parle pas, il n'y a pas grand chose à y faire !
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MessageSujet: Re: Egon Wellesz (1885–1974)   Egon Wellesz (1885–1974) EmptySam 19 Déc 2020 - 22:42

Non, je suis seulement très surpris d'avoir trouvé ça aussi mauvais (pas vulgaire ni laid, mais effectivement creux, vain et vide, sans énergie, comme épuisé d'emblée...) et d'être apparemment le seul parmi ceux qui ont posté ici... C'est moins difficile à vivre que l'inverse, mais un peu perturbant tout de même...
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MessageSujet: Re: Egon Wellesz (1885–1974)   Egon Wellesz (1885–1974) EmptyLun 21 Déc 2020 - 0:00

Roupoil a écrit:
Eh bien, ça ne va pas être très facile dans la mesure où je trouve que c'est très mélodique tout le temps. Là je réécoute le premier mouvement de la deuxième symphonie, et je pourrais citer :

- le grand premier thème à 0'44 (et le "contresujet" aux cors à 1'09 qui le suit)
- le motif ascendant des violoncelles à 2'26
- l'interlude apaisé à 4'27 (assez mahlérien)
- ...

En fait, je trouve que, un peu comme dans les symphonies de Mahler de fait, il y a un enchaînement permanent de motifs et de cellules mélodiques, sans temps mort, aucun moment que je ne trouve "creux" mélodiquement (alors que manifestement, toi tu trouves ça tout le temps creux hehe ), c'est d'ailleurs ce qui me plait tant dans cette musique...

En effet, les exemples que tu cites son bel et bien des mélodies (on peut difficilement affirmer le contraire Mr.Red ), mais ce sont des mélodies qui ne me parlent pas, qui n'impriment pas sur moi...
Cependant, cette seconde deuxième écoute infléchit un peu mon jugement, dans la mesure où (comme je l'ai dit) cette musique n'a franchement rien de détestable – c'est même plutôt élégant en général – et où je commence à entrevoir la forme du premier mouvement.
La raison de la radicalité de ma première impression est que je n'accroche à peu près à rien de ce que j'entends, qu'aucun élément singulier ne se détache du tout pour venir me causer à l'oreille... Et force est de constater que cela demeure vrai à la deuxième écoute — même si ce que j'observe (à une certaine distance) n'est finalement pas déplaisant.
Cela étant dit, ça reste du Mahler en beaucoup moins bien (et bien plus pauvre à tous égards), un demi-siècle après l'original... Neutral
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