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 Donizetti-Lucia di Lammermoor

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aurele
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aurele


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MessageSujet: Re: Donizetti-Lucia di Lammermoor   Donizetti-Lucia di Lammermoor - Page 8 EmptyMar 25 Jan 2011 - 0:40

Otello, dans quelle version de studio préfères tu la Lucia de Sutherland? Je ferai part de mes impressions sur la version Pritchard probablement demain (ou plutôt aujourd'hui mais dans l'après-midi).
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Otello
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Otello


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MessageSujet: Re: Donizetti-Lucia di Lammermoor   Donizetti-Lucia di Lammermoor - Page 8 EmptyMar 25 Jan 2011 - 1:04

aurele a écrit:
Otello, dans quelle version de studio préfères tu la Lucia de Sutherland? Je ferai part de mes impressions sur la version Pritchard probablement demain (ou plutôt aujourd'hui mais dans l'après-midi).
alors là aucun choix à faire! ces deux vraies intégrales sont monumentales, indispensables et en tête de discographie à part égale. Si vraiment je devais émettre un tout petit bémol comparatif c'est sur Cioni que je trouve un peu light pour le rôle éprouvant d'Edgardo et, sans démériter pour autant, il n'est pas tout à fait à la hauteur de la splendeur dispensée par Pavarotti. Pour le reste des casts respectifs, c'est absolument magnifique (direction orchestrale comprise). Enfin Sutherland, plus lumineuse de timbre dans sa 1ère intégrale et plus sombre dans la 2ème, délivre dans les 2 cas une Lucia idéale et impressionnante de voix, de technique, de style et d'incarnation dramatique à la fois.
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Ericc
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MessageSujet: Re: Donizetti-Lucia di Lammermoor   Donizetti-Lucia di Lammermoor - Page 8 EmptyMar 25 Jan 2011 - 6:55

Résumé en arabe ça donnerait ça en gros :
Achhadou an lâ ilâha Joana, wadhadou ana Otello rasulû-Joani

Bizarre j'ai déjà entendu ça quelque part Shocked
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Cornélius
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MessageSujet: Re: Donizetti-Lucia di Lammermoor   Donizetti-Lucia di Lammermoor - Page 8 EmptyMar 25 Jan 2011 - 8:41

Pour moi, "la" version "définitive" de Lucia, c'est Sills, Bergonzi, Cappuccilli, Diaz génialement dirigés par Schippers,.
Je n'ai jamais été tenté d'en chercher une autre.

Pour la première version Sutherland, c'est vrai que Cioni est nettement plus tendu et moins à l'aise en Edgardo qu'en Duc dans Rigoletto où il apporte une légéreté et une élégance appréciables.
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Figaro
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MessageSujet: Re: Donizetti-Lucia di Lammermoor   Donizetti-Lucia di Lammermoor - Page 8 EmptyMar 25 Jan 2011 - 8:58

Cornélius a écrit:
Pour moi, "la" version "définitive" de Lucia, c'est Sills, Bergonzi, Cappuccilli, Diaz génialement dirigés par Schippers,.
Je n'ai jamais été tenté d'en chercher une autre.

Pour la première version Sutherland, c'est vrai que Cioni est nettement plus tendu et moins à l'aise en Edgardo qu'en Duc dans Rigoletto où il apporte une légéreté et une élégance appréciables.
Bien d'accord avec toi, mais je complète avec le live dirigé par Karajan, avec Callas, Di Stefano et Panerai
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Cornélius
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MessageSujet: Re: Donizetti-Lucia di Lammermoor   Donizetti-Lucia di Lammermoor - Page 8 EmptyMar 25 Jan 2011 - 13:10

Figaro a écrit:
Cornélius a écrit:
Pour moi, "la" version "définitive" de Lucia, c'est Sills, Bergonzi, Cappuccilli, Diaz génialement dirigés par Schippers,.
Je n'ai jamais été tenté d'en chercher une autre.

Pour la première version Sutherland, c'est vrai que Cioni est nettement plus tendu et moins à l'aise en Edgardo qu'en Duc dans Rigoletto où il apporte une légéreté et une élégance appréciables.
Bien d'accord avec toi, mais je complète avec le live dirigé par Karajan, avec Callas, Di Stefano et Panerai

Je l'ai aussi, mais en vinyle ! (je l'avais achetée avant)
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bAlexb
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MessageSujet: Re: Donizetti-Lucia di Lammermoor   Donizetti-Lucia di Lammermoor - Page 8 EmptyMar 25 Jan 2011 - 15:39

aurele a écrit:
Corelli a chanté le rôle d'ailleurs mais très peu.

Mais très bien, cependant Wink ! Je pense, notamment, au live du MET avec Peters en 71. Spinto idéal, à mon goût, avec le juste frémissement, la légère outrance qui fait les grands romantiques, évidemment une couleur fabuleuse, une pulsation interne au discours incroyable, etc. C'est à peine tard pour l'émail de la voix. J'ajoute que le duo avec Peters fonctionne très bien ; elle a, surtout, un timbre assez corsé et très personnel (son "Casta diva" quelques dix ans plus tard est assez étonnant, non seulement de tenu mais aussi par l'instrument même).

Comme pour Aida, le choix dans la discographie s'avère difficile, pour moi. Parce que je suis aussi tenté de privilégier une certaine doxa que des à-côtés stylistiques qui me semblent, à leur manière, des révélateurs puissants de l'oeuvre. Ainsi, j'adore la version Scotto (et tu sais, pourtant, que cela ne m'est pas consubstantiel !) avec Pavarotti & Cappuccilli sous la direction de Molinari-Pradelli ; version de l'équilibre, impeccable, rayonnante de mots qui porte cette sensation étrange de danser au bord d'un gouffre. Mais, pour beaucoup de raisons, je refuse également de me passer de la version Fricsay avec Stader, Haefliger et DFD. Pourquoi ? Pour l'éclairage, la lumière sombre, tout ces arrière-plans que seuls les pays germaniques maîtrisent, qui sont parcourus d'ombres, de feulements, de glissements le long de murailles humides, entre Füssli, Friedrich & Murnau ! J'aime la silhouette graphique de Stader et tous les ailleurs que véhiculent sa "Folie" aérienne, désincarnée et pourtant frappée au sceau d'une humanité bouillonnante ; j'aime Haefliger et sa ligne archi-plastique, modelée comme une terre-cuite, striée, grumeleuse, aussi, comme peut l'être celle de DFD, qui est ici, pour moi l'une des plus belles voix de la confrontation et, également, aussi l'une des propositions les moins "traditionnelles" et, partant, les plus excitantes, avec Panerai (encore le signe de cette dualité dans ce que je cherche dans Lucia, sans doute : ombre et lumière, j'imagine).

Bref, ici comme souvent, je tire à hue et à dia !

Chez Sutherland, je préfère les "jeunes" années pour les modulations infinies, pour la plasticité de la voix, encore, pour la ligne féline ; plus que les versions plus "nourries" de la deuxième partie de la carrière dans lesquelles j'entends un instrument tournant à vide (pardon pour ceux qui aiment la version DECCA).

Primat à l'incarnation, sans doute, comme souvent avec moi. Alors Moffo, soit avec Prêtre (l'entourage drunken !) soit, mieux encore, en vidéo avec Cillario même si, indubitablement, Kozma est à côté de ses terres d'élection. Au-delà du film (à peu près d'aussi bon goût que la Traviata avec Moffo & Bonisolli) lui-même, Moffo y est absolument bouleversante, mûrie, réellement femme, emportée, musquée.

Je vote Zeani, évidemment ; avec Zedda, en 1957, le son est difficile mais la chanteuse est proprement extraordinaire de liberté (avec la technique, peut-être aussi), d'investissement. Frénétique sans doute, originale à coup sûr, personnelle toujours avec une ampleur de ton, de présence, etc. Elle en écrase presque le jeune Kraus, délié à l'extrême, chanteur jusqu'au bout des ongles. Mais chanteur (je ne suis jamais satisfait !).

Je vote Callas, aussi, naturellement. Là, le choix n'est pas très difficile. Avec Karajan, forcément ou avec Serafin mais dans l'enregistrement napolitain de 57 où elle connaît une Assomption phénoménale dans des suspensions incroyables entre terre (le grave magnifique et, surtout, magnifiquement intégré) et un aigu d'une liberté folle. D'autant que le son est infiniment supérieur à celui de la captation berlinoise ! Et une petite place pour la "Folie" de 53 avec Serafin (déjà ? encore ?) qui est la plus incroyablement vocale qu'elle ait laissé au disque, avec des messe di voce à la fois impalpables mais timbrées, afollantes en somme !

Proche de Callas (par mimétisme plus que dans la lettre elle-même), Aliberti présente une incarnation assez complète dans une optique de défonce séduisante à défaut d'éviter les écorchures. J'ai, à la maison, un enregistrement avec Kraus, à Vienne il me semble. Lui, perdure, assure, assume, sans aucun doute ; pour le reste la vision est identique d'un enregistrement à l'autre et la prise de risque paraît tellement calculée que la prestation y perd une partie de son intérêt. Pour fans, donc !

Le phénomène Deutekom est à connaître ; avec De Fabritiis (Pavarotti et Bruson, rien que ça !), moins tant pour la technique (on ne reviendra pas dessus) que pour l'instrument, l'instinctivité phénoménales. Il faut entendre ce qu'elle fait dans la "Folie" pour envisager toutes les possibilités d'un gosier humain. On a le droit de ne pas aimer mais pas de ne pas essayer !

Mais il y en a tant, en fait, qui se bousculent dans mon souvenir ! Devia, parfaite ; un peu trop même et mûre, surtout, terrestre pour ne pas dire terrienne. Anderson, évidemment, que, pour le coup, je préfère de loin à Sutherland (une fois n'est pas coutume), parce qu'elle assume un côté sylphide parfaitement intégré y compris dans des poses (apparemment) hédonistes que je trouve incroyables (live du MET dirigé par Panni). J'aime Massis, aussi, parce que le timbre a une prégnance intéressante, une accroche particulière, une identité en tout cas (cf. live à Zurich dirigé par Weikert). Et il ne faut pas oublier, à mon sens, Ricciarelli, pour le sens des couleurs, de la coloration, de la ligne, aussi (à la fois étale et bruissante, ce n'est pas si commun, après tout) ; surtout pas, non plus, Sills (studio avec Schippers pour une "Folie" extraterrestre) ; pas, enfin, Rancatore (live à Avignon, j'en ai déjà parlé). Mais j'aurais aussi bien pu (dû) parler de Rost (version Mackerras, à connaître) que de Netrebko, évidemment !

Ce qui peut sembler étrange, c'est que l'opéra, passe obligatoirement, dans mon esprit (mais c'est plutôt naturel ; du moins c'est ce que je me dis) par le canal presque exclusif de l'héroïne. Du coup, les personnalités alentours paraissent facilement transparentes à défaut de personnalités (vocales ou théâtrales) réellement affirmées. Un Cappuccilli, un Tagliavini peuvent-ils réellement exister à côté d'une Callas, même diminuée ? Même Kraus, face à Zeani me semble à la peine. Alors qui ? Bergonzi, évidemment (j'y reviendrai) ; Bruson ; Manuguerra (dans le live de Franci avec Corelli et Peters) ; Arié ; Ghiaurov (dont le rôle me paraît tellement sacrifié, malheureusement, notamment lorsqu'on entend, en live, un chanteur comme Mirco Palazzi, magnifique).

Au final, pourtant, restent pour moi, deux figures incontournables ; elles se dessinent facilement, j'imagine même si je sais qu'elles ne sont rien moins que consensuelles : Gruberova & Ciofi.

Gruberova c'est la musique par excellence. La Lucia la plus vocale qui soit (même dans l'outrance, même dans ce que certains qualifient de mauvais goût), avec des suspensions inouïes, des audaces incroyables, des phrasés d'un legato infini et une aisance sur l'ensemble de la tessiture absolument saisissante ! De fait, toutes ses versions (y compris les plus récentes, cf. Nightingale, et même en vidéo ) sont à connaître pour la plénitude des moyens et la rencontre fusionnelle (parce que c'est, pour moi, la plus fusionnelle des Lucia, celle chez qui le rôle est le plus indissociable de l'artiste). Trois préférences, cependant. Ses tout débuts, à Graz avec Bergonzi (75, dir. Urbon) qui est d'une prise de risque continue (qui dira que Gruberova est extérieure à toute urgence théâtrale ?), d'une fraîcheur exceptionnelle, d'une liberté, aussi, et d'une inventivité folles ; j'adore la version Rescigno, aussi, moins tant pour Kraus (imperturbable mais comparé à l'élégance racée de Bergonzi, son Edgardo fait un peu gourmé, en tout cas terriblement langue de bois) que pour la confrontation avec Bruson, d'une hauteur de vue et d'un placement parfaitement justes ; enfin je reviens beaucoup à la version Bonynge qui me semble trouver un ton plus frais qu'avec Sutherland, une main plus ferme mais surtout moins naturellement clinquante (et j'aime assez l'animalité d'Agache).

Ciofi, elle, triomphe par ses limites mêmes (lesquelles sont plus audibles dans les dernières captations que, par exemple, à Ancona en 2002, sous la baguette de Keri-Lynn Wilson). Dans ce rôle plus que dans aucun autre, tout ce qui constitue sa voix (c'est à dire la légère couverture, l'air qui frotte le suraigu, le grave naturellement pauvre mais aussi le tiers médian sonore, etc. , sans parler de l'école parfaite notamment dans la ligne et la gestion des abellimenti) et cet investissement à coeur et corps perdu en font, à mon sens, une figure indispensable du débat. La représentation d'Orange a montré, jusque dans une "Folie" à la fois en apesanteur et éclatée dans l'aigu une Lucia unique, complète ; l'une des rares aujourd'hui, en fait. Ceux qui connaissent l'enregistrement de la Scala dirigé par Roberto Abbado (avec un exceptionnel Frontali) savent aussi comme l'étrangeté du timbre peut naturellement s'allier à l'harmonica de verre qu'on ne convoque que trop rarement (il n'y a que l'enregistrement de Sills, avec d'autres qualités et d'autres défaut, pour moi, aussi [un luxe d'ornementation qui fait de sa Lucia une figure frôlant le pépiement], qui puisse prétendre à une telle fusion entre l'instrument et la voix) ; et cela en dépit d'une réception chahutée ! A ce jour, la captation du Liceu, en 2006 (Filianoti, Michaels-Morre, dir. Josep Caballe) reste sa vision la plus accomplie avec, notamment, une luminosité particulière, comme une infinité de particules d'un soleil noir, éruptif, agité d'éruptions, secoué de micro-événements climatiques, etc. Ce qui fait que j'attends avec impatience son retour au rôle, en 2013... en espérant, qui sait, des apparitions fugaces en récitals !

Oui j'arrête... Et je n'ai pas parlé de Lucie !
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aurele
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MessageSujet: Re: Donizetti-Lucia di Lammermoor   Donizetti-Lucia di Lammermoor - Page 8 EmptyMar 25 Jan 2011 - 17:03

bAlexb a écrit:
aurele a écrit:
Corelli a chanté le rôle d'ailleurs mais très peu.

Mais très bien, cependant Wink ! Je pense, notamment, au live du MET avec Peters en 71. Spinto idéal, à mon goût, avec le juste frémissement, la légère outrance qui fait les grands romantiques, évidemment une couleur fabuleuse, une pulsation interne au discours incroyable, etc. C'est à peine tard pour l'émail de la voix. J'ajoute que le duo avec Peters fonctionne très bien ; elle a, surtout, un timbre assez corsé et très personnel (son "Casta diva" quelques dix ans plus tard est assez étonnant, non seulement de tenu mais aussi par l'instrument même).

Comme pour Aida, le choix dans la discographie s'avère difficile, pour moi. Parce que je suis aussi tenté de privilégier une certaine doxa que des à-côtés stylistiques qui me semblent, à leur manière, des révélateurs puissants de l'oeuvre. Ainsi, j'adore la version Scotto (et tu sais, pourtant, que cela ne m'est pas consubstantiel !) avec Pavarotti & Cappuccilli sous la direction de Molinari-Pradelli ; version de l'équilibre, impeccable, rayonnante de mots qui porte cette sensation étrange de danser au bord d'un gouffre. Mais, pour beaucoup de raisons, je refuse également de me passer de la version Fricsay avec Stader, Haefliger et DFD. Pourquoi ? Pour l'éclairage, la lumière sombre, tout ces arrière-plans que seuls les pays germaniques maîtrisent, qui sont parcourus d'ombres, de feulements, de glissements le long de murailles humides, entre Füssli, Friedrich & Murnau ! J'aime la silhouette graphique de Stader et tous les ailleurs que véhiculent sa "Folie" aérienne, désincarnée et pourtant frappée au sceau d'une humanité bouillonnante ; j'aime Haefliger et sa ligne archi-plastique, modelée comme une terre-cuite, striée, grumeleuse, aussi, comme peut l'être celle de DFD, qui est ici, pour moi l'une des plus belles voix de la confrontation et, également, aussi l'une des propositions les moins "traditionnelles" et, partant, les plus excitantes, avec Panerai (encore le signe de cette dualité dans ce que je cherche dans Lucia, sans doute : ombre et lumière, j'imagine).

Bref, ici comme souvent, je tire à hue et à dia !

Chez Sutherland, je préfère les "jeunes" années pour les modulations infinies, pour la plasticité de la voix, encore, pour la ligne féline ; plus que les versions plus "nourries" de la deuxième partie de la carrière dans lesquelles j'entends un instrument tournant à vide (pardon pour ceux qui aiment la version DECCA).

Primat à l'incarnation, sans doute, comme souvent avec moi. Alors Moffo, soit avec Prêtre (l'entourage drunken !) soit, mieux encore, en vidéo avec Cillario même si, indubitablement, Kozma est à côté de ses terres d'élection. Au-delà du film (à peu près d'aussi bon goût que la Traviata avec Moffo & Bonisolli) lui-même, Moffo y est absolument bouleversante, mûrie, réellement femme, emportée, musquée.

Je vote Zeani, évidemment ; avec Zedda, en 1957, le son est difficile mais la chanteuse est proprement extraordinaire de liberté (avec la technique, peut-être aussi), d'investissement. Frénétique sans doute, originale à coup sûr, personnelle toujours avec une ampleur de ton, de présence, etc. Elle en écrase presque le jeune Kraus, délié à l'extrême, chanteur jusqu'au bout des ongles. Mais chanteur (je ne suis jamais satisfait !).

Je vote Callas, aussi, naturellement. Là, le choix n'est pas très difficile. Avec Karajan, forcément ou avec Serafin mais dans l'enregistrement napolitain de 57 où elle connaît une Assomption phénoménale dans des suspensions incroyables entre terre (le grave magnifique et, surtout, magnifiquement intégré) et un aigu d'une liberté folle. D'autant que le son est infiniment supérieur à celui de la captation berlinoise ! Et une petite place pour la "Folie" de 53 avec Serafin (déjà ? encore ?) qui est la plus incroyablement vocale qu'elle ait laissé au disque, avec des messe di voce à la fois impalpables mais timbrées, afollantes en somme !

Proche de Callas (par mimétisme plus que dans la lettre elle-même), Aliberti présente une incarnation assez complète dans une optique de défonce séduisante à défaut d'éviter les écorchures. J'ai, à la maison, un enregistrement avec Kraus, à Vienne il me semble. Lui, perdure, assure, assume, sans aucun doute ; pour le reste la vision est identique d'un enregistrement à l'autre et la prise de risque paraît tellement calculée que la prestation y perd une partie de son intérêt. Pour fans, donc !

Le phénomène Deutekom est à connaître ; avec De Fabritiis (Pavarotti et Bruson, rien que ça !), moins tant pour la technique (on ne reviendra pas dessus) que pour l'instrument, l'instinctivité phénoménales. Il faut entendre ce qu'elle fait dans la "Folie" pour envisager toutes les possibilités d'un gosier humain. On a le droit de ne pas aimer mais pas de ne pas essayer !

Mais il y en a tant, en fait, qui se bousculent dans mon souvenir ! Devia, parfaite ; un peu trop même et mûre, surtout, terrestre pour ne pas dire terrienne. Anderson, évidemment, que, pour le coup, je préfère de loin à Sutherland (une fois n'est pas coutume), parce qu'elle assume un côté sylphide parfaitement intégré y compris dans des poses (apparemment) hédonistes que je trouve incroyables (live du MET dirigé par Panni). J'aime Massis, aussi, parce que le timbre a une prégnance intéressante, une accroche particulière, une identité en tout cas (cf. live à Zurich dirigé par Weikert). Et il ne faut pas oublier, à mon sens, Ricciarelli, pour le sens des couleurs, de la coloration, de la ligne, aussi (à la fois étale et bruissante, ce n'est pas si commun, après tout) ; surtout pas, non plus, Sills (studio avec Schippers pour une "Folie" extraterrestre) ; pas, enfin, Rancatore (live à Avignon, j'en ai déjà parlé). Mais j'aurais aussi bien pu (dû) parler de Rost (version Mackerras, à connaître) que de Netrebko, évidemment !

Ce qui peut sembler étrange, c'est que l'opéra, passe obligatoirement, dans mon esprit (mais c'est plutôt naturel ; du moins c'est ce que je me dis) par le canal presque exclusif de l'héroïne. Du coup, les personnalités alentours paraissent facilement transparentes à défaut de personnalités (vocales ou théâtrales) réellement affirmées. Un Cappuccilli, un Tagliavini peuvent-ils réellement exister à côté d'une Callas, même diminuée ? Même Kraus, face à Zeani me semble à la peine. Alors qui ? Bergonzi, évidemment (j'y reviendrai) ; Bruson ; Manuguerra (dans le live de Franci avec Corelli et Peters) ; Arié ; Ghiaurov (dont le rôle me paraît tellement sacrifié, malheureusement, notamment lorsqu'on entend, en live, un chanteur comme Mirco Palazzi, magnifique).

Au final, pourtant, restent pour moi, deux figures incontournables ; elles se dessinent facilement, j'imagine même si je sais qu'elles ne sont rien moins que consensuelles : Gruberova & Ciofi.

Gruberova c'est la musique par excellence. La Lucia la plus vocale qui soit (même dans l'outrance, même dans ce que certains qualifient de mauvais goût), avec des suspensions inouïes, des audaces incroyables, des phrasés d'un legato infini et une aisance sur l'ensemble de la tessiture absolument saisissante ! De fait, toutes ses versions (y compris les plus récentes, cf. Nightingale, et même en vidéo ) sont à connaître pour la plénitude des moyens et la rencontre fusionnelle (parce que c'est, pour moi, la plus fusionnelle des Lucia, celle chez qui le rôle est le plus indissociable de l'artiste). Trois préférences, cependant. Ses tout débuts, à Graz avec Bergonzi (75, dir. Urbon) qui est d'une prise de risque continue (qui dira que Gruberova est extérieure à toute urgence théâtrale ?), d'une fraîcheur exceptionnelle, d'une liberté, aussi, et d'une inventivité folles ; j'adore la version Rescigno, aussi, moins tant pour Kraus (imperturbable mais comparé à l'élégance racée de Bergonzi, son Edgardo fait un peu gourmé, en tout cas terriblement langue de bois) que pour la confrontation avec Bruson, d'une hauteur de vue et d'un placement parfaitement justes ; enfin je reviens beaucoup à la version Bonynge qui me semble trouver un ton plus frais qu'avec Sutherland, une main plus ferme mais surtout moins naturellement clinquante (et j'aime assez l'animalité d'Agache).

Ciofi, elle, triomphe par ses limites mêmes (lesquelles sont plus audibles dans les dernières captations que, par exemple, à Ancona en 2002, sous la baguette de Keri-Lynn Wilson). Dans ce rôle plus que dans aucun autre, tout ce qui constitue sa voix (c'est à dire la légère couverture, l'air qui frotte le suraigu, le grave naturellement pauvre mais aussi le tiers médian sonore, etc. , sans parler de l'école parfaite notamment dans la ligne et la gestion des abellimenti) et cet investissement à coeur et corps perdu en font, à mon sens, une figure indispensable du débat. La représentation d'Orange a montré, jusque dans une "Folie" à la fois en apesanteur et éclatée dans l'aigu une Lucia unique, complète ; l'une des rares aujourd'hui, en fait. Ceux qui connaissent l'enregistrement de la Scala dirigé par Roberto Abbado (avec un exceptionnel Frontali) savent aussi comme l'étrangeté du timbre peut naturellement s'allier à l'harmonica de verre qu'on ne convoque que trop rarement (il n'y a que l'enregistrement de Sills, avec d'autres qualités et d'autres défaut, pour moi, aussi [un luxe d'ornementation qui fait de sa Lucia une figure frôlant le pépiement], qui puisse prétendre à une telle fusion entre l'instrument et la voix) ; et cela en dépit d'une réception chahutée ! A ce jour, la captation du Liceu, en 2006 (Filianoti, Michaels-Morre, dir. Josep Caballe) reste sa vision la plus accomplie avec, notamment, une luminosité particulière, comme une infinité de particules d'un soleil noir, éruptif, agité d'éruptions, secoué de micro-événements climatiques, etc. Ce qui fait que j'attends avec impatience son retour au rôle, en 2013... en espérant, qui sait, des apparitions fugaces en récitals !

Oui j'arrête... Et je n'ai pas parlé de Lucie !

Merci pour tous ces commentaires Alex. La version Molinari-Pradelli est effectivement exceptionnelle. Cappuccilli est beaucoup plus intéressant que dans la version Serafin II avec Callas. Pour Sutherland, je n'ai entendu en intégralité que la 1ere intégrale, je vais revenir dessus dans un autre message. Moffo est une magnifique Lucia dans la version Prêtre et Bergonzi est certainement l'un des plus beaux Edgardo de la discographie. Concernant Gruberova, je ne connais aucune de ses deux versions de studio en intégralité et aucun live. Pour Ciofi, j'avais vu en partie le live d'Orange mais il faudrait que je revois cette captation.
Il faudra que j'essaye d'entendre Zeani et Deutekom en particulier.
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aurele
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MessageSujet: Re: Donizetti-Lucia di Lammermoor   Donizetti-Lucia di Lammermoor - Page 8 EmptyMar 25 Jan 2011 - 17:38

Otello a écrit:
Polyeucte a écrit:
aurele a écrit:
Sauf que dans ce rôle, Sutherland surpasse Callas.
Tout dépend du point de vue... vocalement oui. Après dramatiquement je ne trouve pas... mais bon...
ah même dramatiquement elle l'a totalement investi comme aucune autre avant ni après.

A l'époque, je n'avais écouté aucun des deux enregistrements de studio de Sutherland en intégralité. Concernant Callas, il faudra que j'écoute le live de Berlin dirigé par Karajan ou sa première version de studio sous la direction de Serafin.

version Pritchard :

Cet enregistrement datant de 1961 est la première intégrale d'opéra italien que Sutherland a enregistré pour DECCA. Elle était dans sa prime jeunesse, au sommet de ses moyens. La voix sonne donc très claire et il y a des liquidités merveilleuses dans les aigus. La fragilité émotionnelle et la folie de Lucia sont perceptibles dès l'apparition de sa Lucia. Elle est vraiment dans un monde à part. Les trilles tout au long de l'opéra sont merveilleux ainsi que les ornementations et la vocalisation qui est parfaite. Dans le duo avec Enrico à l'Acte II, je la trouve extrêmement touchante et plutôt investie. Néanmoins, elle ne construit pas un personnage contrairement à Moffo, Callas, Scotto ou Netrebko qui sont pour le moment les 4 autres Lucia que je connais dans l' "intégralité" du rôle. Les guillemets s'explique par le fait que Callas n'a jamais chanté le rôle dans son intégralité. Il y a toujours eu des coupures. Pour Scotto, je ne sais toujours pas si la version Molinari-Pradelli est complète. Sutherland n'avait pas l'instinct dramatique de ces 4 cantatrices, ce qui n'empêche pas de croire à la folie du personnage en particulier qui est manifeste lorsqu'on l'entend interpréter la scène de la folie. Néanmoins, je ne suis pas d'accord avec ce que dit Otello dans le message cité. Les portraits des 4 cantatrices que je cite sont plus poussés, l'investissement dramatique se ressent plus. Néanmoins, Sutherland me touche plus que Moffo, Callas et même Scotto (cantatrice que j'adore pourtant). C'est dû à la matérailité du timbre, à cette douceur qui émane de son chant, à la pureté de sa voix. L'aigu final de l'Acte II et l'aigu final à la fin de "S'avanza Enrico" sont impressionnants. La prononciation est de bonne tenue dans l'ensemble.
Cioni est un Edgardo trop léger. Je ne suis pas spécialement fan du timbre qui comporte une part de nasalités. Le duo de l'Acte I avec Lucia est plombé pour cette raison mais cela n'engage que mon ressenti personnel. Je trouve la voix assez commune. Aux actes II et III, il s'implique sur le plan dramatique et son interprétation de l'air final d'Edgardo est très sensible. Dommage que les éclats dramatiques du rôle le dépasse. Ce n'est pas un Edgardo indigne mais je lui préfère Pavarotti, Bergonzi et Beczala.
Merrill a la voix idéale pour camper Enrico. Il a les couleurs sombres et un côté frustre qui conviennent parfaitement selon moi. "Cruda funesta smania" et "La pietade in suo favore" sont très bien interprétés. La brutalité du personnage, sa bestialité sont parfaitement rendues et le duo avec la Lucia de Sutherland est extroardinaire.
Siepi impose une certaine autorité dès le début. On entend la sagesse du personnage. Le timbre est évidemment sublime, en particulier dans le grave. Il y a une grande noblesse dans son chant et sensibilité, ce qui est manifeste dans le duo avec Sutherland de l'Acte II et dans "Ah! Dalle stanze ove Lucia" à l'Acte III.
MacDonald est un Arturo convenable sans plus. La voix sonne très américaine ou britannique, je ne sais pas quelle était sa nationalité.
Satra est efficace en Alisa.
Pelizzoni a une voix nasale mais on entend souvent ce genre de voix dans le rôle de Normanno.
La direction de Pritchard est de toute beauté. Il y a une belle gestion des contrastes, les atmosphères sont bien rendues, c'est à la fois suffisamment théâtral (orage Acte III qui impressionne) et plein de lyrisme.
Ce serait une version quasiment idéale si Edgardo était meilleur. Néanmoins, il ne faut pas se plaindre quand on a une version d'un tel niveau.
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MessageSujet: Re: Donizetti-Lucia di Lammermoor   Donizetti-Lucia di Lammermoor - Page 8 EmptyMar 25 Jan 2011 - 17:54

aurele a écrit:
Otello a écrit:
Polyeucte a écrit:
aurele a écrit:
Sauf que dans ce rôle, Sutherland surpasse Callas.
Tout dépend du point de vue... vocalement oui. Après dramatiquement je ne trouve pas... mais bon...
ah même dramatiquement elle l'a totalement investi comme aucune autre avant ni après.

A l'époque, je n'avais écouté aucun des deux enregistrements de studio de Sutherland en intégralité. Concernant Callas, il faudra que j'écoute le live de Berlin dirigé par Karajan ou sa première version de studio sous la direction de Serafin.

Serafin, oui ; mais en 57, je t'assure !
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MessageSujet: Re: Donizetti-Lucia di Lammermoor   Donizetti-Lucia di Lammermoor - Page 8 EmptyMar 25 Jan 2011 - 17:56

bAlexb a écrit:
Serafin, oui ; mais en 57, je t'assure !

Je connais la version de 57. Il faut que tu regardes si ce n'est pas déjà fait ce que j'en ai dit plus haut.
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MessageSujet: Re: Donizetti-Lucia di Lammermoor   Donizetti-Lucia di Lammermoor - Page 8 EmptyMar 25 Jan 2011 - 18:43

le top:

Donizetti-Lucia di Lammermoor - Page 8 Img_3411Donizetti-Lucia di Lammermoor - Page 8 Xxxx_710

les très belles réussites:

Donizetti-Lucia di Lammermoor - Page 8 Getima10Donizetti-Lucia di Lammermoor - Page 8 510qba10Donizetti-Lucia di Lammermoor - Page 8 Lucia_10
Donizetti-Lucia di Lammermoor - Page 8 Luciam10Donizetti-Lucia di Lammermoor - Page 8 9444EDonizetti-Lucia di Lammermoor - Page 8 Gruber13
Donizetti-Lucia di Lammermoor - Page 8 Studer08Donizetti-Lucia di Lammermoor - Page 8 51PRchaV1KL._SL500_AA300_Donizetti-Lucia di Lammermoor - Page 8 Donizetti_cds5761-2

les versions satisfaisantes mais pas indispensables:

Donizetti-Lucia di Lammermoor - Page 8 07243510Donizetti-Lucia di Lammermoor - Page 8 41060510Donizetti-Lucia di Lammermoor - Page 8 Luciag10
Donizetti-Lucia di Lammermoor - Page 8 Nc040214Donizetti-Lucia di Lammermoor - Page 8 L66399gdwykDonizetti-Lucia di Lammermoor - Page 8 07300910

les versions oubliables:

Donizetti-Lucia di Lammermoor - Page 8 Luciap10Donizetti-Lucia di Lammermoor - Page 8 Luciaw10Donizetti-Lucia di Lammermoor - Page 8 3223910
Donizetti-Lucia di Lammermoor - Page 8 Rinald10Donizetti-Lucia di Lammermoor - Page 8 Voinea10

les versions à éviter:

Donizetti-Lucia di Lammermoor - Page 8 Luciam11Donizetti-Lucia di Lammermoor - Page 8 Img_3010

et Deutekom en live: drunken drunken drunken

Donizetti-Lucia di Lammermoor - Page 8 Deutek12Donizetti-Lucia di Lammermoor - Page 8 Deutek14Donizetti-Lucia di Lammermoor - Page 8 L62690r7da7

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MessageSujet: Re: Donizetti-Lucia di Lammermoor   Donizetti-Lucia di Lammermoor - Page 8 EmptyMar 25 Jan 2011 - 18:50

bAlexb a écrit:
aurele a écrit:
Otello a écrit:
Polyeucte a écrit:
aurele a écrit:
Sauf que dans ce rôle, Sutherland surpasse Callas.
Tout dépend du point de vue... vocalement oui. Après dramatiquement je ne trouve pas... mais bon...
ah même dramatiquement elle l'a totalement investi comme aucune autre avant ni après.
A l'époque, je n'avais écouté aucun des deux enregistrements de studio de Sutherland en intégralité. Concernant Callas, il faudra que j'écoute le live de Berlin dirigé par Karajan ou sa première version de studio sous la direction de Serafin.
Serafin, oui ; mais en 57, je t'assure !
comment ça en 57 ? ah non la 2ème version studio de Callas avec Serafin date de 1959.
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MessageSujet: Re: Donizetti-Lucia di Lammermoor   Donizetti-Lucia di Lammermoor - Page 8 EmptyMar 25 Jan 2011 - 19:16

Otello a écrit:
bAlexb a écrit:
aurele a écrit:
Otello a écrit:
Polyeucte a écrit:
aurele a écrit:
Sauf que dans ce rôle, Sutherland surpasse Callas.
Tout dépend du point de vue... vocalement oui. Après dramatiquement je ne trouve pas... mais bon...
ah même dramatiquement elle l'a totalement investi comme aucune autre avant ni après.
A l'époque, je n'avais écouté aucun des deux enregistrements de studio de Sutherland en intégralité. Concernant Callas, il faudra que j'écoute le live de Berlin dirigé par Karajan ou sa première version de studio sous la direction de Serafin.
Serafin, oui ; mais en 57, je t'assure !
comment ça en 57 ? ah non la 2ème version studio de Callas avec Serafin date de 1959.

Oui, merci, je sais ; et je ne m'aventurerais pas à la recommander, d'ailleurs Wink ! Moi je parle de la version de 57, qui est effectivement dirigée par Serafin avec Fernandi et Panerai. Indispensable en parallèle de la version Karajan.
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MessageSujet: Re: Donizetti-Lucia di Lammermoor   Donizetti-Lucia di Lammermoor - Page 8 EmptyMar 25 Jan 2011 - 19:22

bAlexb a écrit:
Oui, merci, je sais ; et je ne m'aventurerais pas à la recommander, d'ailleurs Wink ! Moi je parle de la version de 57, qui est effectivement dirigée par Serafin avec Fernandi et Panerai. Indispensable en parallèle de la version Karajan.
ah tu parles du live de Rome ??
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MessageSujet: Re: Donizetti-Lucia di Lammermoor   Donizetti-Lucia di Lammermoor - Page 8 EmptyMar 25 Jan 2011 - 19:24

Otello a écrit:
ah tu parles du live de Rome ??

Embarassed J'ai cru qu'Alex parlait de la version de studio n°2. J'aurais dû vérifier.
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MessageSujet: Re: Donizetti-Lucia di Lammermoor   Donizetti-Lucia di Lammermoor - Page 8 EmptyMar 25 Jan 2011 - 19:49

Otello a écrit:
bAlexb a écrit:
Oui, merci, je sais ; et je ne m'aventurerais pas à la recommander, d'ailleurs Wink ! Moi je parle de la version de 57, qui est effectivement dirigée par Serafin avec Fernandi et Panerai. Indispensable en parallèle de la version Karajan.
ah tu parles du live de Rome ??

Yep, yep, yep.

Callas II chez EMI ce n'est pas, et de loin, ma version préférée. Même si les qualités de legato et la prégnance du timbre sont toujours présents, les difficultés sont trop crument mises en évidence par une prise de son indiscrète pour que j'adhère totalement (les suraigus de la "Folie" sont impossibles, malgré les collages). Je pressens le personnage parce que je le connais par ailleurs. Et l'entourage est trop pauvre, rejeté dans l'ombre, comme tenu en lisière pour favoriser le tour de piste de la Diva.

Rome 57 c'est la dernière grande Lucia enregistrée de Callas ; et même l'une des toutes meilleures. En terme de voix (quel écart avec la méforme du MET 56), de couleurs, de lignes, d'imagination, d'intégration des mots, etc. L'optique n'est pas désincarnée, légère, éthérée presque comme avec Karajan (mais je me suis toujours dit qu'en 55, le parallèle avec Amina n'est peut-être pas seulement un hasard) ; elle est au contraire violente, ferme, pugnace et culmine dans ce que je qualifiais, plus haut, d'Assomption dans la "Folie". Immense version (et Panerai y participe pleinement).
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MessageSujet: Re: Donizetti-Lucia di Lammermoor   Donizetti-Lucia di Lammermoor - Page 8 EmptyMar 25 Jan 2011 - 20:00

micro-coupures de la version Pritchard:
- quelques mesures avant le duo Lucia/Edgardo Verranno a te sull'aure
- la reprise de la première partie du duo Lucia/Raimondo Al ben de'tuoi qual vittima
- le passage intermédiaire et la reprise qui précèdent la stretta finale du duo Edgardo/Enrico
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MessageSujet: Re: Donizetti-Lucia di Lammermoor   Donizetti-Lucia di Lammermoor - Page 8 EmptyMar 25 Jan 2011 - 20:00

Otello a écrit:
micro-coupures de la version Pritchard:
- quelques mesures avant le duo Lucia/Edgardo Verranno a te sull'aure
- la reprise de la première partie du duo Lucia/Raimondo Al ben de'tuoi qual vittima
- le passage intermédiaire et la reprise qui précèdent la stretta finale du duo Edgardo/Enrico

Ce ne sont donc pas des coupures trop graves. Merci. Smile
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MessageSujet: Re: Donizetti-Lucia di Lammermoor   Donizetti-Lucia di Lammermoor - Page 8 EmptyMar 25 Jan 2011 - 20:17

bAlexb a écrit:
Rome 57 c'est la dernière grande Lucia enregistrée de Callas ; et même l'une des toutes meilleures. En terme de voix (quel écart avec la méforme du MET 56), de couleurs, de lignes, d'imagination, d'intégration des mots, etc. L'optique n'est pas désincarnée, légère, éthérée presque comme avec Karajan (mais je me suis toujours dit qu'en 55, le parallèle avec Amina n'est peut-être pas seulement un hasard) ; elle est au contraire violente, ferme, pugnace et culmine dans ce que je qualifiais, plus haut, d'Assomption dans la "Folie". Immense version (et Panerai y participe pleinement).
je suis assez d'accord sauf que je nuancerai sur le fait que ce soit l'une des toutes meilleures. C'est sa dernière grande Lucia incontestablement mais qui porte déjà en germe toutes les criantes limites qui seront celles de sa 2ème version studio.
à son actif: la beauté du medium, un sens encore poussé de la nuance, une vocalisation qui reste de bonne facture à défaut d'être totalement transcendante, une capacité émotionnelle qui fusionne encore bien avec des moyens vocaux encore à peu près propres.
à son passif: l'élargissement sensible du vibrato, la stridence de l'aigu et du suraigu sauf quand elle l'allège (mais dans ce cas peu tenu), la laideur des notes de passage et face aux difficultés vocales, l'impression qu'elle marche quand même sur des oeufs.
Sur le strict plan vocal, elle n'égale pas sa première version studio ni le live avec Karajan et encore moins ses éclatantes prestations à Mexico.
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MessageSujet: Re: Donizetti-Lucia di Lammermoor   Donizetti-Lucia di Lammermoor - Page 8 EmptyMar 25 Jan 2011 - 20:19

aurele a écrit:
Otello a écrit:
micro-coupures de la version Pritchard:
- quelques mesures avant le duo Lucia/Edgardo Verranno a te sull'aure
- la reprise de la première partie du duo Lucia/Raimondo Al ben de'tuoi qual vittima
- le passage intermédiaire et la reprise qui précèdent la stretta finale du duo Edgardo/Enrico
Ce ne sont donc pas des coupures trop graves. Merci. Smile
elles sont seulement ridicules! Pourquoi couper 4 minutes de musique alors qu'on est dans l'optique d'enregistrer enfin une vraie intégrale?
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MessageSujet: Re: Donizetti-Lucia di Lammermoor   Donizetti-Lucia di Lammermoor - Page 8 EmptyMar 25 Jan 2011 - 20:33

Otello a écrit:
Sur le strict plan vocal, elle n'égale pas sa première version studio ni le live avec Karajan et encore moins ses éclatantes prestations à Mexico.

Je ne connais qu'un intégrale, en 52 et plusieurs prises de la "Folie" au cours de différentes soirées, la même année (il est d'ailleurs absolument époustouflant d'entendre les ajustements qu'elle réalise d'un soir à l'autre... comme aussi les conséquences d'une fatigue audible). D'autres soirées existent en intégrale, à ta connaissance ?
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MessageSujet: Re: Donizetti-Lucia di Lammermoor   Donizetti-Lucia di Lammermoor - Page 8 EmptyMar 25 Jan 2011 - 20:36

Otello a écrit:
elles sont seulement ridicules! Pourquoi couper 4 minutes de musique alors qu'on est dans l'optique d'enregistrer enfin une vraie intégrale?

Je te l'accorde. J'aimerais savoir ce que tu penses de mon compte-rendu sur cette version.
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MessageSujet: Re: Donizetti-Lucia di Lammermoor   Donizetti-Lucia di Lammermoor - Page 8 EmptyMar 25 Jan 2011 - 20:39

bAlexb a écrit:
Otello a écrit:
Sur le strict plan vocal, elle n'égale pas sa première version studio ni le live avec Karajan et encore moins ses éclatantes prestations à Mexico.
Je ne connais qu'un intégrale, en 52 et plusieurs prises de la "Folie" au cours de différentes soirées, la même année (il est d'ailleurs absolument époustouflant d'entendre les ajustements qu'elle réalise d'un soir à l'autre... comme aussi les conséquences d'une fatigue audible). D'autres soirées existent en intégrale, à ta connaissance ?
en 33t oui mais pas en CD (du moins pas à ma connaissance!)
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MessageSujet: Re: Donizetti-Lucia di Lammermoor   Donizetti-Lucia di Lammermoor - Page 8 EmptyMar 25 Jan 2011 - 20:42

aurele a écrit:
Otello a écrit:
elles sont seulement ridicules! Pourquoi couper 4 minutes de musique alors qu'on est dans l'optique d'enregistrer enfin une vraie intégrale?
Je te l'accorde. J'aimerais savoir ce que tu penses de mon compte-rendu sur cette version.
très bien mais je ne suis effectivement pas tout à fait d'accord sur Sutherland que je trouve totalement impliquée sur le plan dramatique en + de la splendeur vocale qu'elle est seule à dispenser à ce point au sein de la discographie.
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MessageSujet: Re: Donizetti-Lucia di Lammermoor   Donizetti-Lucia di Lammermoor - Page 8 EmptyMar 25 Jan 2011 - 20:52

Otello a écrit:
très bien mais je ne suis effectivement pas tout à fait d'accord sur Sutherland que je trouve totalement impliquée sur le plan dramatique en + de la splendeur vocale qu'elle est seule à dispenser à ce point au sein de la discographie.

Je me doutais que tu allais dire cela. Chacun a sa propre perception des choses. Je la trouve impliquée mais son incarnation a selon moi moins de force que celle d'autres cantatrices. En quoi te paraît elle plus impliquée que les 4 cantatrices que j'ai cité?
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MessageSujet: Re: Donizetti-Lucia di Lammermoor   Donizetti-Lucia di Lammermoor - Page 8 EmptyVen 28 Jan 2011 - 21:40

Polyeucte a écrit:
Donizetti : Lucia di Lammermoor (Ion Marin, 1990 : Cheryl Studer, Placido Domingo, Juan Pons, Samuel Ramey)
Impressionnant ce que font Studer et Ramey! Elle bluffante techniquement. Lui magistral.
Domingo un peu plus à la peine, et Pons... on passera sur ce qu'il fait... Rolling Eyes
Direction assez fanfare de Marin par moments mais ça ne gâche pas la prestation vocale des deux meilleurs, ce qui est déjà pas si mal!

Je cite ce message car cela peut intéresser tout le monde.
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MessageSujet: Re: Donizetti-Lucia di Lammermoor   Donizetti-Lucia di Lammermoor - Page 8 EmptyVen 28 Jan 2011 - 22:13

aurele a écrit:
Polyeucte a écrit:
Donizetti : Lucia di Lammermoor (Ion Marin, 1990 : Cheryl Studer, Placido Domingo, Juan Pons, Samuel Ramey)
Impressionnant ce que font Studer et Ramey! Elle bluffante techniquement. Lui magistral.
Domingo un peu plus à la peine, et Pons... on passera sur ce qu'il fait... Rolling Eyes
Direction assez fanfare de Marin par moments mais ça ne gâche pas la prestation vocale des deux meilleurs, ce qui est déjà pas si mal!
Je cite ce message car cela peut intéresser tout le monde.
je suis assez d'accord!
Studer émouvante et frémissante, en grande voix et effectivement techniquement bluffante. Domingo enflammé et au chant certes un peu trop spinto mais l'incarnation emporte. Ramey, le plus fabuleux Raimondo de la discographie. Pons fait du Pons et on doit faire avec! C'est uniformément sonore et dramatiquement primaire. Marin dirige très bien et la prise de son est somptueuse.
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MessageSujet: Re: Donizetti-Lucia di Lammermoor   Donizetti-Lucia di Lammermoor - Page 8 EmptyVen 28 Jan 2011 - 22:20

Domingo a interprété d'abord Normanno en 1960 et il a fait ses débuts en Edgardo à Forth Worth en 1962. Voici une photo de Domingo dans ce rôle à l'occasion de cette prise de rôle :
Donizetti-Lucia di Lammermoor - Page 8 200604051029491962_Lucia_di_Lammermoor_large

Il avait un sacré sex appeal et un regard très sombre. Le live de 1962 est apparemment trouvable. Sa Lucia malheureusement est Lily Pons. Le chef était Rudolf Kruger. Un live d'Hambourg dirigé par Bonynge datant de 1971 doit valoir le coup : Sutherland était évidemment Lucia, Tom Krause était Enrico et Kurt Moll était Raimondo. Moll dans ce rôle doit être une curiosité mais intéressante. Krause n'est pas vraiment un baryton qui a beaucoup chanté ce répertoire. Je le trouve assez sommaire dans ce que j'ai pu entendre de lui dans d'autres rôles.
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MessageSujet: Re: Donizetti-Lucia di Lammermoor   Donizetti-Lucia di Lammermoor - Page 8 EmptyVen 28 Jan 2011 - 22:33

aurele a écrit:
un regard très sombre.
Effectivement, il a mis la dose sur le maquillage oculaire. Surprised

C'est vrai qu'il y a de l'atmosphère dans cette photo. Smile
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MessageSujet: Re: Donizetti-Lucia di Lammermoor   Donizetti-Lucia di Lammermoor - Page 8 EmptyVen 28 Jan 2011 - 22:37

DavidLeMarrec a écrit:
Effectivement, il a mis la dose sur le maquillage oculaire. Surprised

En voyant cette photo, on se rend compte que Domingo même s'il a les cheveux gris aujourd'hui n'a pas beaucoup changé physiquement, si ce n'est qu'on le voit souvent avec des lunettes maintenant mais c'est un peu HS. Pour le maquillage effectivement, il y en avait pas mal.
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MessageSujet: Re: Donizetti-Lucia di Lammermoor   Donizetti-Lucia di Lammermoor - Page 8 EmptyVen 28 Jan 2011 - 22:40

aurele a écrit:
on se rend compte que Domingo même s'il a les cheveux gris aujourd'hui n'a pas beaucoup changé physiquement,
On raconte même qu'il s'agit de la même personne. Incroyable.
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MessageSujet: Re: Donizetti-Lucia di Lammermoor   Donizetti-Lucia di Lammermoor - Page 8 EmptyVen 28 Jan 2011 - 23:02

aurele a écrit:
DavidLeMarrec a écrit:
Effectivement, il a mis la dose sur le maquillage oculaire. Surprised
En voyant cette photo, on se rend compte que Domingo même s'il a les cheveux gris aujourd'hui n'a pas beaucoup changé physiquement, si ce n'est qu'on le voit souvent avec des lunettes maintenant mais c'est un peu HS. Pour le maquillage effectivement, il y en avait pas mal.
tu rigoles! comparé à cette photo, il a aujourd'hui le visage vachement attaqué par le temps et c'est normal d'ailleurs.
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MessageSujet: Re: Donizetti-Lucia di Lammermoor   Donizetti-Lucia di Lammermoor - Page 8 EmptyVen 28 Jan 2011 - 23:05

Otello a écrit:
tu rigoles! comparé à cette photo, il a aujourd'hui le visage vachement attaqué par le temps et c'est normal d'ailleurs.

C'est normal. Les stigmates du temps ont transformé son visage mais disons que dans l'ensemble, il n'a pas tellement changé que cela.
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MessageSujet: Re: Donizetti-Lucia di Lammermoor   Donizetti-Lucia di Lammermoor - Page 8 EmptyVen 28 Jan 2011 - 23:15

aurele a écrit:
Otello a écrit:
tu rigoles! comparé à cette photo, il a aujourd'hui le visage vachement attaqué par le temps et c'est normal d'ailleurs.
C'est normal. Les stigmates du temps ont transformé son visage mais disons que dans l'ensemble, il n'a pas tellement changé que cela.
ben si! il a changé comme tout le monde change entre 20 ans et 70 ans, ni plus ni moins!
Tu verras quand tu auras 70 ans: tu ne ressembleras pas du tout à ce à quoi tu ressembles aujourd'hui! Laughing
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MessageSujet: Re: Donizetti-Lucia di Lammermoor   Donizetti-Lucia di Lammermoor - Page 8 EmptyVen 28 Jan 2011 - 23:18

Pour en revenir à l'objet de ce topic, quels lives connais tu avec Domingo?
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MessageSujet: Re: Donizetti-Lucia di Lammermoor   Donizetti-Lucia di Lammermoor - Page 8 EmptyVen 28 Jan 2011 - 23:48

MET 1970: Sutherland/Domingo/Sereni/Macurdy/Bonynge
Madrid 1981: Wise/Domingo/Pons/Petkov (video)
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MessageSujet: Re: Donizetti-Lucia di Lammermoor   Donizetti-Lucia di Lammermoor - Page 8 EmptySam 29 Jan 2011 - 16:56

Otello a écrit:
MET 1970: Sutherland/Domingo/Sereni/Macurdy/Bonynge

Ce live à ma connaissance n'est pas complet.
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MessageSujet: Re: Donizetti-Lucia di Lammermoor   Donizetti-Lucia di Lammermoor - Page 8 EmptyDim 20 Fév 2011 - 23:30

Natalie Dessay a enregistré Lucia di Lammermoor sous la direction de Valery Gergiev pour le label Mariinsky. La nouvelle datait d'octobre sur prestoclassical mais je n'allais jamais voir avant peu la rubrique "In The Studio". Piotr Beczala est Edgardo et Vladislav Sulimsky est Enrico. La parution serait prévue pour juin-juillet. Il est évident que c'est simplement une information que je donne. Je n'achèterai évidemment pas cet enregistrement pour les raisons que vous connaissez. Par ailleurs, j'ai du mal à imaginer Gergiev dans ce répertoire.
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MessageSujet: Re: Donizetti-Lucia di Lammermoor   Donizetti-Lucia di Lammermoor - Page 8 EmptyDim 20 Fév 2011 - 23:40

Pour ce qui est de Gergiev, vu la complexité de ce qu'il dirige par ailleurs, je pense qu'il devrait quand même pouvoir s'en tirer honorablement (il n'y a à peu près qu'à suivre les chanteurs...). Après, ça ne sera pas forcément la direction la plus intéressante du siècle, surtout que j'imagine qu'il a dû moins la travailler...
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MessageSujet: Re: Donizetti-Lucia di Lammermoor   Donizetti-Lucia di Lammermoor - Page 8 EmptyDim 20 Fév 2011 - 23:40

Pourtant, les extraits des concerts qu'on trouve sur le Tube sont intéressants... Dessay trouvant une belle largeur et une belle aisance...

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MessageSujet: Re: Donizetti-Lucia di Lammermoor   Donizetti-Lucia di Lammermoor - Page 8 EmptyDim 20 Fév 2011 - 23:46

Polyeucte a écrit:
Dessay trouvant une belle largeur et une belle aisance...

C'est un soprano léger, c'est ce qui la disqualifie d'emblée dans ce rôle selon moi. La créatrice du rôle, Fanny Tacchinardi Persiani a interprété notamment les rôles de Lucrezia Borgia, Elvira dans Ernani, Lucrezia dans I Due Foscari de Verdi.
Certes, des Lily Pons et Mady Mesplé ont chanté le rôle mais ce n'est pas la vocalité initiale du rôle qui a été retrouvée en particulier évidemment par Sutherland, Lucia idéale et mon interprète préférée du rôle.
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MessageSujet: Re: Donizetti-Lucia di Lammermoor   Donizetti-Lucia di Lammermoor - Page 8 EmptyDim 20 Fév 2011 - 23:50

aurele a écrit:
C'est un soprano léger, c'est ce qui la disqualifie d'emblée dans ce rôle selon moi. La créatrice du rôle, Fanny Tacchinardi Persiani a interprété notamment les rôles de Lucrezia Borgia, Elvira dans Ernani, Lucrezia dans I Due Foscari de Verdi.
Certes, des Lily Pons et Mady Mesplé ont chanté le rôle mais ce n'est pas la vocalité initiale du rôle qui a été retrouvée en particulier évidemment par Sutherland, Lucia idéale et mon interprète préférée du rôle.

Tu as écouté? Parce que je ne sais pas si c'est la prise de son qui fait ça, mais elle semble pas mal du tout à l'aise dans le rôle, beaucoup moins "léger" que souvent!
Mais puisqu'elle chante différemment que Fanny Tacchinardi Persiani (que tout le monde a bien sûr écouté dans ses deux enregistrements studio de l'oeuvre ainsi que dans les nombreux live qui se promènent...), elle est forcément disqualifiée!

Et quand bien même elle ne le chante pas pareil? N'y a-t-il pas de la place pour plusieurs Lucia? Callas et Sutherland le chantent de façon très différentes non? Sills aussi, Moffo aussi, Netrebko aussi, Scotto aussi...

Et Lily Pons et Mesplé ont en effet chanté le rôle... mais la voix de Dessay actuellement est beaucoup plus lyrique que celle de ces illustres devancières!

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MessageSujet: Re: Donizetti-Lucia di Lammermoor   Donizetti-Lucia di Lammermoor - Page 8 EmptyDim 20 Fév 2011 - 23:56

C'est effectivement très bizarre de porter un jugement à partir de ce qu'on imagine de la créatrice du rôle (oui, probablement plus large que Pons, en effet hehe ), et non à partir du résultat. Smile

Ca veut dire que si le rôle avait été créé par un soprano léger, il faudrait au contraire bannir tous les dramatiques ? Etrange, on ne l'entend jamais dans ce sens-là... Smile Alors que Sutherland en Oiseau de la Forêt, c'est un contre-emploi scandaleux ! carton rouge

Je trouve beaucoup plus choquant l'emploi de contre-ténors dans des rôles qui physiologiquement leur posent des problèmes que le fait qu'on passe d'une catégorie de soprano à l'autre, les deux pouvant tout à fait être audibles et expressives dans le rôle... C'est juste affaire de goût.
De la même façon qu'on peut jouer le baroque de plusieurs façons...
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MessageSujet: Re: Donizetti-Lucia di Lammermoor   Donizetti-Lucia di Lammermoor - Page 8 EmptyLun 21 Fév 2011 - 0:00

Ce sera une prise live sûrement donc, à moins que cela ait enregistré dans la foulée des concerts. Sur le tube, j'avais pu voir quelques vidéos et surtout entendre évidemment. Le grave n'est pas très intégré au reste de la tessiture, sonne très fabriqué et j'entends toujours une voix de soprano léger. L'aigu par ailleurs sonne tiré.
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MessageSujet: Re: Donizetti-Lucia di Lammermoor   Donizetti-Lucia di Lammermoor - Page 8 EmptyLun 21 Fév 2011 - 0:01

aurele a écrit:
Ce sera une prise live sûrement donc, à moins que cela ait enregistré dans la foulée des concerts. Sur le tube, j'avais pu voir quelques vidéos et surtout entendre évidemment. Le grave n'est pas très intégré au reste de la tessiture, sonne très fabriqué et j'entends toujours une voix de soprano léger. L'aigu par ailleurs sonne tiré.

Ben moi, ça fait longtemps que je ne l'ai pas entendu en si grande forme, avec une belle vélocité, des aigus qui ne sonnent pas aigres comme par moments... et les graves un peu fabriqué en effet, mais par contre assez ronds et conséquents.
ça me donnerait presque envie de l'acheter... mince alors! Mr.Red Mr.Red

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MessageSujet: Re: Donizetti-Lucia di Lammermoor   Donizetti-Lucia di Lammermoor - Page 8 EmptyLun 21 Fév 2011 - 0:06

Fais ce que tu veux Polyeucte. Je ne connais pas encore Sills dans l'intégralité du rôle et Callas dans ses meilleurs enregistrements. Néanmoins, je préfère les écouter ainsi que Sutherland, Scotto, Moffo et Netrebko pour ne citer qu'elles. Par ailleurs, ce rôle fait ressortir le côté hystérique de certaines interprétations de Dessay, notamment dans le cri vraiment outré dans la scène de la folie.
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MessageSujet: Re: Donizetti-Lucia di Lammermoor   Donizetti-Lucia di Lammermoor - Page 8 EmptyLun 21 Fév 2011 - 0:35

Et dire que je donnerais ma main droite pour le disque d'extraits de Mesplé Neutral
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MessageSujet: Re: Donizetti-Lucia di Lammermoor   Donizetti-Lucia di Lammermoor - Page 8 EmptyLun 21 Fév 2011 - 8:21

Francesco a écrit:
Et dire que je donnerais ma main droite pour le disque d'extraits de Mesplé Neutral

Je ne connais qu'une scène de folie, en français en plus! Surprised Mais je trouve ça vraiment chouette!

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MessageSujet: Re: Donizetti-Lucia di Lammermoor   Donizetti-Lucia di Lammermoor - Page 8 EmptyLun 21 Fév 2011 - 8:49

Francesco a écrit:
Et dire que je donnerais ma main droite pour le disque d'extraits de Mesplé Neutral

Voici le disque que tu cherches (pas cher en plus!):

http://www.priceminister.com/offer/buy/65866380/De-Lammermoor-Lucie-Donizetti-1797---1848-Opera-En-4-Actes-1835-Selection-En-Francais-Mady-Mesple-Alain-Vanzo-Robert-Massard-Elise-Khan-33-Tours.html

http://www.priceminister.com/offer/buy/85437008/donizetti-lucia-di-lam-mady-mesple-33-tours.html

Envoie ta main par colis postal.
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