Autour de la musique classique

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 Giacomo MEYERBEER (1791-1864)

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DavidLeMarrec
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MessageSujet: Re: Giacomo MEYERBEER (1791-1864)   Giacomo MEYERBEER (1791-1864) - Page 8 EmptyJeu 2 Jan 2014 - 0:29

Je suis dans la partition de Dinorah... incroyable comme c'est retors rythmiquement, pire que les Troyens de Berlioz... plein de petites chausses-trappes. Évidemment, comparé à ce qui se fait ensuite chez Wagner, ce n'est rien, mais pour une œuvre légère, voir ce luxe de préparation, avec plein de petits contretemps, des changements de mesures bizarres, des décalages plaisants que tout autre aurait évité...

Et puis comme d'habitude, harmoniquement, sans rien révolutionner, ça bouge beaucoup plus que n'importe quel autre compositeur d'opéra du temps (oui, sauf Berlioz et Wagner, évidemment).
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MessageSujet: Re: Giacomo MEYERBEER (1791-1864)   Giacomo MEYERBEER (1791-1864) - Page 8 EmptyJeu 2 Jan 2014 - 8:47

DavidLeMarrec a écrit:
Mélomaniac a écrit:
dans cette version ou d'autres que vous pouvez me recommander.
Je me dis finalement qu'Oren pourrait quand même t'intéresser. La diction n'est pas bonne, et c'est moins bien chanté à tous les étages, mais ça reste très bien dans l'ensemble, avec un son confortable.

Oren à Salerno ou à Covent Garden ? En fait, plus j'écoute les deux plus j'apprécie la première version ; si seulement on n'avait pas écrêté l'ardeur du concert en rabotant les applaudissements...
(Je sais, c'est pas un sujet discographique !)
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DavidLeMarrec
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MessageSujet: Re: Giacomo MEYERBEER (1791-1864)   Giacomo MEYERBEER (1791-1864) - Page 8 EmptyJeu 2 Jan 2014 - 14:50

Je parlais de version CD, donc Salerne. Qui effectivement, quand on a accepté que rien ne pourrait approcher Fulton, est une très bonne version. J'aimerais bien en avoir une comme ça au disque pour Dinorah ou L'Africaine !
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MessageSujet: Re: Giacomo MEYERBEER (1791-1864)   Giacomo MEYERBEER (1791-1864) - Page 8 EmptyJeu 2 Jan 2014 - 15:00

DavidLeMarrec a écrit:
Qui effectivement, quand on a accepté que rien ne pourrait approcher Fulton, est une très bonne version.

Fulton, Fulton...
Est-ce que sa direction et sa distribution sont si exempt de pailles ? Vanzo sublime (mais je pinaille quand même un peu : Blake, avec son arrogance de poète maudit, son héroïsme sombre, me comble un chouïa plus, malgré l'instrument qui ne peut que plier/ployer face à la fierté solaire de Vanzo), Lagrange toujours d'une personnalité affolante (et peut-être la seule, avec Ramey, à même de donner une clé pour comprendre l'hystérie du public de la création pour cette musique) ; mais français vraiment pas exceptionnel chez Anderson qui n'insuffle qu'une vie certes plastique, mais aussi spasmodique à son personnage (d'abord, c'est Anderson qui, hormis dans Strauss, a un imaginaire souvent limité ; d'autant qu'il en faut beaucoup, c'est vrai, pour faire quelque chose d'Isabelle)...
Et captation moyenne ; à écouter, surtout, parce qu'à regarder...
Donc inapprochable, aujourd'hui peut-être (et encore, je suis sûr que ça peut se discuter ; sans parler de distributions qui restent à réunir, chez Oren/Salerno c'est souvent la langue seule qui pêche mais le chant lui-même est de très grande qualité et est, qui plus est, bien capté) ; mais dans l'avenir et proche, même...
Mais bien d'accord avec toi sur la conclusion !


Dernière édition par bAlexb le Sam 18 Jan 2014 - 22:17, édité 3 fois
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Polyeucte
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MessageSujet: Re: Giacomo MEYERBEER (1791-1864)   Giacomo MEYERBEER (1791-1864) - Page 8 EmptyJeu 2 Jan 2014 - 15:05

Miles est quand même loin d'être génial en Bertram quand même...

Mais normalement, je vais bientôt voir le DVD de Londres! Very Happy Very Happy (merci Papa Noël!!! sunny )


Et pour l'Africaine, on devrait avoir la version CPO... en espérant que ce soit bien, mais en général c'est au moins "honnête" non?
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MessageSujet: Re: Giacomo MEYERBEER (1791-1864)   Giacomo MEYERBEER (1791-1864) - Page 8 EmptyJeu 2 Jan 2014 - 15:12

Polyeucte a écrit:
Miles est quand même loin d'être génial en Bertram quand même...

Bien sûr ; je ne vais pas prétendre le contraire !
Usé sans doute ; mais charismatique, aussi. Relyea a certes le mordant qui manque aujourd'hui à Miles, mais le personnage n'a rien de spécialement impressionnant. Affaire de mise en scène ? Donc Ramey trône toujours, vrai Satan débonnaire ET musculeux ; mais entre l'authenticité (comme on dit à la télé) et le confort, je choisis le théâtre... même si le velours du rideau de scène est un peu râpé !
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Polyeucte
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MessageSujet: Re: Giacomo MEYERBEER (1791-1864)   Giacomo MEYERBEER (1791-1864) - Page 8 EmptyJeu 2 Jan 2014 - 15:16

bAlexb a écrit:

Bien sûr ; je ne vais pas prétendre le contraire !
Usé sans doute ; mais charismatique, aussi. Relyea a certes le mordant qui manque aujourd'hui à Miles, mais le personnage n'a rien de spécialement impressionnant. Affaire de mise en scène ?

Usé oui... mais dans mon souvenir assez grimaçant aussi (ou alors je fais un amalgame avec son Méphisto de la Damnation qu'il avait donné à Pleyel peut de temps avant que je n'écoute cet enregistrement)...
Pour Relyea, je te dirais ça! Mr.Red

Citation :
Donc Ramey trône toujours, vrai Satan débonnaire ET musculeux ; mais entre l'authenticité (comme on dit à la télé) et le confort, je choisis le théâtre... même si le velours du rideau de scène est un peu râpé !
Ah ben ça... Ramey avec sa classe diabolique, son grandiose sans clinquant... Et cette voix splendide...

Sinon très belle formulation  Giacomo MEYERBEER (1791-1864) - Page 8 173236763 
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MessageSujet: Re: Giacomo MEYERBEER (1791-1864)   Giacomo MEYERBEER (1791-1864) - Page 8 EmptyJeu 2 Jan 2014 - 15:48

Fulton

bAlexb a écrit:
Est-ce que sa direction et sa distribution sont si exempt de pailles ?
Ben oui.

Tu dis Blake, et c'est une autre vision, mais chez Blake, il n'y a pas de nuances et de mi-teintes, ni vocales, ni psychologiques, si bien que les larges variation du personnage sont sommairement montrées. En plus, il y a chez Vanzo ce petit côté délicat et gracieux qui met un peu de second degré sur le personnage, que je vois un peu ainsi, peut-être contaminé par Leyde et Nangis.

D'accord pour Anderson (je l'ai déjà dit, à part dans son récent tournant straussien, je ne la supporte jamais), mais comme tu le dis, que faire du rôle d'Isabelle, qui n'est qu'un joli ornement pour donner un but à Robert ? (En plus, ses airs sont vraiment pénibles, uniquement pyrotechniques, même pas mélodiques, on dirait du Donizetti hypertrophié.)

Côté son, je trouve la bande très bonne, assez réaliste (même s'il faut supporter les applaudissements intempestifs sur l'orchestre).

Citation :
Donc inapprochable, aujourd'hui peut-être (et encore, je suis sûr que ça peut se discuter ; sans parler de distributions qui restent à réunir, chez Oren/Salerno c'est souvent la langue seule qui pêche mais le chant lui-même est de très grande qualité et est, qui plus est, bien capté) ; mais dans l'avenir et proche, même...
Quand je dis inapprochable, ce n'est pas parce que je pose comme un article de foi que de toute éternité on ne pourra faire mieux, mais parce que je ne vois pas trop comment on pourrait avoir la possibilité de réunir les bonnes personnes au même endroit.

Oui, on pourrait balancer Delunsch ou Barrabé en Isabelle ; Bernardy, Kaune ou Gens en Alice ; Laho ou Richter en Robert ; Dumora (ou, s'il exerce encore, Courtis) en Bertram... et prendre Chalvin ou Villaume à la baguette. Déjà, je prends les paris que ce ne sera jamais le cas : ils ne sont pas aux mêmes stades de leur carrière (qui prendra Dumora pour un premier rôle ?), ils n'ont pas les mêmes réseaux. Et surtout, ce qui est particulier, dans Fulton, c'est que tout prend sens avec naturel, que tout s'emboîte parfaitement.

Donc, bien sûr, on peut faire mieux (encore que je ne suis pas sûr que même avec ce que je viens de dire, ce sont forcément mieux – tout au plus aussi bien), mais la probabilité est à peu près nulle. Déjà, dans le grand répertoire, il est rare de rencontrer un tel accomplissement. Alors avec une production de Robert tous les cinq à dix ans...

Même quand c'est bien chanté, il manque souvent le petit second degré, qui fait quand même toute la différence. Ce que Lagrange (glorieuse vocalement, mais proche, quelque chose de la familière majesté du chêne centenaire), Vanzo (avec son héroïsme fragile) ou
Ramey (à la fois terrifiant et gouailleur) incarnaient à la perfection.


Robert le Diable

Citation :
(et peut-être la seule, avec Ramey, à même de donner une clé pour comprendre l'hystérie du public de la création pour cette musique)
Ah non, vraiment pas. Même moyennement interprété, on voit bien le potentiel. Il n'y a pas 100% de matière superlative contrairement aux Huguenots, mais quand même, les actes impairs... même par des bœufs, ça impressionne.


L'Africaine à Chemnitz

Polyeucte a écrit:
Et pour l'Africaine, on devrait avoir la version CPO... en espérant que ce soit bien, mais en général c'est au moins "honnête" non?
Le problème est souvent la diction dans les captations de CPO : les opéras ont tendance à recruter localement. En italien, ils massacrent mais maîtrisent tous plus ou moins au minimum la couleur de leur voix. En français, non seulement c'est inintelligible, mais souvent ils perdent en timbre.
En revanche, musicalement, Chemnitz est une très grande maison (je n'en vois pas pas beaucoup en France qui disposent d'une telle curiosité et de tels moyens instrumentaux), donc on devrait être servi de ce côté-là.
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MessageSujet: Re: Giacomo MEYERBEER (1791-1864)   Giacomo MEYERBEER (1791-1864) - Page 8 EmptyJeu 2 Jan 2014 - 15:49

Polyeucte a écrit:
Usé oui... mais dans mon souvenir assez grimaçant aussi (ou alors je fais un amalgame avec son Méphisto de la Damnation qu'il avait donné à Pleyel peut de temps avant que je n'écoute cet enregistrement)...
Non, il est bien grimaçant dans les deux (Miles l'est toujours, et particulièrement en français – témoin son Brogni aussi...).
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MessageSujet: Re: Giacomo MEYERBEER (1791-1864)   Giacomo MEYERBEER (1791-1864) - Page 8 EmptyJeu 2 Jan 2014 - 16:12

DavidLeMarrec a écrit:
En plus, il y a chez Vanzo ce petit côté délicat et gracieux qui met un peu de second degré sur le personnage, que je vois un peu ainsi, peut-être contaminé par Leyde et Nangis.

Mais j'ai bien écrit : "Vanzo sublime". Je pense qu'un Robert plus sombre/héroïque (peut-être moins affiné, aussi) fonctionne mieux avec l'imagier générique de l'oeuvre (livret et musique). Mais oui, évidemment, je discute et je cherche le minuscule variable d'ajustement qui donne le Robert selon mon goût propre.

DavidLeMarrec a écrit:
Donc, bien sûr, on peut faire mieux (encore que je ne suis pas sûr que même avec ce que je viens de dire, ce sont forcément mieux – tout au plus aussi bien), mais la probabilité est à peu près nulle. Déjà, dans le grand répertoire, il est rare de rencontrer un tel accomplissement. Alors avec une production de Robert tous les cinq à dix ans...

Je ne comprends pas cette limite ; le raisonnement me paraît même presque "dangereux" parce qu'il porte en lui, une forme de "momification" d'un art qu'on tiendrait prisonnier d'une plaque de gélatino-bromure dont on accepterait, par ailleurs, l'idée de la destruction inéluctable. Je sais que ce n'est pas ton propos ; mais, justement, pour un répertoire notoirement sous-représenté et sous-estimé, il faut au contraire prôner la sur-représentation, presque, pour ne pas le reléguer aux oubliettes sous prétexte que l'opéra de Paris a monté une production "définitive", il y a bientôt 30 ans. C'est de la méthode Coué ? Peut-être. Mais je pense qu'il y a des chanteurs pour un "Robert" intégral, assumé et de qualité ; des chanteurs qui ne sont peut-être même pas si difficiles que cela à trouver. Des chanteurs "naturels" capables de porter une production d'excellence comme celle des "Huguenots" vus à Bruxelles et Strabsourg (et ces chanteurs existent même tant et si bien que les distributions dans les deux villes ont pu connaître des ajustements sans que la qualité en pâtisse).
C'est ma minute d'optimisme béat ; mais je te rassure, en général, ça ne survit pas à la première semaine de l'année !


DavidLeMarrec a écrit:
Même moyennement interprété, on voit bien le potentiel. Il n'y a pas 100% de matière superlative contrairement aux Huguenots, mais quand même, les actes impairs... même par des bœufs, ça impressionne.

Eh non ! Par des boeufs, c'est bruyant, vulgaire ; tout ce qui fait qu'on a pensé longtemps que Meyerbeer était un mauvais compositeur et qui fait qu'on ne le joue plus guère aujourd'hui (vois, quand tu parles d'un "Donizetti hypertrophié" ; justement, quelque chose comme cela, par des boeufs, c'est unsupportable... et par ailleurs, à mon avis, inchantable) !
Pour moi, il n'y a pas beaucoup de musique(s) qui tolèrent d'être matraquée(s) par des abrutis braillards. Meyerbeer a sa poésie ; sa poésie un peu folle, très louis-philipparde en fait avec son imaginaire "libéral", son médiévalisme très générique, j'ai envie de dire. Et cette poésie-ci, qui s'appuie sur des rythmes soudains enflés, sur des harmoniques improbables, justement sur une forme d'hypertrophie, a besoin de vrais, de puissants artistes pour ne pas être réduite à son expression la plus platement bavarde/vantarde. Et "Robert" notamment, qui n'a pas la "mathématique" sonore des "Huguenots" pour le rendre complètement efficace, comme tu l'as bien montré.


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MessageSujet: Re: Giacomo MEYERBEER (1791-1864)   Giacomo MEYERBEER (1791-1864) - Page 8 EmptyJeu 2 Jan 2014 - 16:28

... toujours sur les distributions potentielles

Mais c'est pareil pour moi : Blake est remarquable en Robert desdichado.

Citation :
il faut au contraire prôner la sur-représentation, presque,
Mais je n'ai pas dit qu'il fallait arrêter le programmer et de l'enregistrer, surtout pas !  Ma précision sur Fulton était précisément au sein d'un paragraphe où je disais que je suis sans doute injuste avec Oren parce que je suis trop pleinement satisfait de Fulton pour ne pas sentir ce qui me manque ailleurs. (En plus de cela, j'ai découvert l'œuvre par là, et j'ai peu réécouté les autres, donc je suis largement « conditionné ». Conditionné + satisfait, c'est un cocktail difficile à surmonter.)

Quand je dis qu'il n'y aura pas un aussi bon Robert de sitôt, c'est tout simplement de la lucidité, je le crains, sur les modes de recrutement. Les maisons qui ont les moyens de monter un Robert embaucheront selon la hiérarchie des cachets (chose que je trouve de la plus haute absurdité, mais qui semble insurmontable pour les programmateurs) et pas selon les mérites... si bien qu'en matière de francophonie, nous auront bien de la peine à être satisfaits.
Les seuls qui pourraient monter un beau Robert sont les ensembles spécialisés, mais ils ne disposent pas vraiment des instruments, du style et surtout des voix de l'ampleur requise... donc ce serait un Robert-curiosité (complètement passionnant, sur lequel je me jetterais), mais pas vraiment une alternative à Fulton sur son terrain « grand opéra romantique ».


Citation :
Des chanteurs "naturels" capables de porter une production d'excellence comme celle des "Huguenots" vus à Bruxelles et Strabsourg (et ces chanteurs existent même tant et si bien que les distributions dans les deux villes ont pu connaître des ajustements sans que la qualité en pâtisse).
Oui, mais la partition des Huguenots est plus immédiatement payante, moins de creux. Et puis il reste l'obstacle de Bertram : des basses chantantes francophones avec beaucoup de son, beaucoup de grave, un bon français et une capacité à assumer le second degré... tu en vois beaucoup ?  Courjal a presque tout ça... sauf la mobilité expressive. C'est pourquoi je suggérais plutôt Dumora, sans l'avoir testé grandeur nature sur des rôles de cette dimension.
À une certaine époque, ça aurait pu être Varnier (en tout cas si l'endurance de l'aigu ne posait pas de problème, je n'ai pas certitude là-dessus) ou bien sûr Courtis, mais je crois que ces jours sont révolus.


Citation :
Eh non ! Par des boeufs, c'est bruyant, vulgaire
Complètement (témoin la version italienne avec Christoff). Mais ça reste convaincant.

Citation :
(vois, quand tu parles d'un "Donizetti hypertrophié" ; justement, quelque chose comme cela, par des boeufs, c'est unsupportable... et par ailleurs, à mon avis, inchantable) !
Certes, mais je ne crois pas que les airs d'Isabelle ou « Ombre légère » puissent être sauvés.

Par ailleurs, je suis bien d'accord, ce sont les interprétations sérieuses et univoquement vocales de Meyerbeer qui ont causé son déclassement comme musique superficiel. Enregistrer des airs de Meyerbeer, si ce n'est pas une absurdité !  Pourquoi pas des ariosos de Pelléas ou des dialogues de la Flûte... (et encore, ça m'intéresserait bien davantage)


Citation :
a besoin de vrais, de puissants artistes
En fait, ce ne sont pas tant les moyens que la subtilité qui sont essentiels (même si les moyens sont nécessaires aussi), mais je ne crois pas que tu veuilles dire autre chose. Smile


Pourquoi Robert est-il différent ?

Citation :
pour ne pas être réduite à son expression la plus platement bavarde/vantarde. Et "Robert" notamment, qui n'a pas la "mathématique" sonore des "Huguenots" pour le rendre complètement efficace, comme tu l'as bien montré.
Je l'ai plus affirmé que montré, je le crains. Embarassed

Mais c'est une excellente question. Je crois que ça tient à plusieurs aspects, aussi bien du texte que de la musique. Dans Robert, il y a des passages obligés, des mous, des creux, où l'on sent bien que le librettiste (les airs féminins en particulier) a cherché à placer des moments de bravoure exploitables pour le compositeur. Et musicalement, il y a beaucoup d'imagination, mais généralement, on reste assez sur une basse assez traditionnelle, là où les Huguenots dansent beaucoup plus. Harmoniquement aussi, ça bouge tout le temps dans les Huguenots, on change d'accords à bien plus grande fréquence, on module beaucoup, alors que Robert n'utilise ce genre d'audace à qu'à des moments précis.

Ça n'explique pas tout non plus, parce que le Prophète va bien plus loin musicalement que Robert et n'est qu'à peine plus enthousiasmant à mon avis.
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MessageSujet: Re: Giacomo MEYERBEER (1791-1864)   Giacomo MEYERBEER (1791-1864) - Page 8 EmptyJeu 2 Jan 2014 - 16:36

DavidLeMarrec a écrit:
bAlexb a écrit:
a besoin de vrais, de puissants artistes
En fait, ce ne sont pas tant les moyens que la subtilité qui sont essentiels (même si les moyens sont nécessaires aussi), mais je ne crois pas que tu veuilles dire autre chose. Smile

On est parfaitement d'accord, oui ; pardon, je me suis mal exprimé.
La puissance, dans mon idée était attachée au geste artistique ; pas à l'instrument seul (ce dont tout le monde sait que ce n'est pas un facteur déterminant, pour moi).
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MessageSujet: Re: Giacomo MEYERBEER (1791-1864)   Giacomo MEYERBEER (1791-1864) - Page 8 EmptyJeu 2 Jan 2014 - 16:39

Je lis tout ça et trouve ça super intéressant... mais n'ayant pas grand chose à dire, je reprends juste sur un détail...

Pour moi il existe des maisons qui peuvent monter Robert avec une distribution idoine : La Monnaie et Strasbourg nous l'ont démontré! Il suffit d'une maison un peu aventureuse qui a réussi à avoir un public curieux et à drainer loin son public...
Les deux distributions (ou même les trois!) réunissaient certes des chanteurs un peu médiatiques, mais pas de grandes stars pour attirer le chaland, juste des chanteurs artistes, passionnés...

Donc soyons optimistes! Very Happy

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MessageSujet: Re: Giacomo MEYERBEER (1791-1864)   Giacomo MEYERBEER (1791-1864) - Page 8 EmptyJeu 2 Jan 2014 - 16:43

Pour les raisons avancées dans mon message précédent, à mon avis ce sera plus difficile. Ne serait-ce que parce que Robert est moins bien écrit, et demande donc plus de qualités pour fonctionner.

Mais j'espère bien sûr avoir tort !

(De toute façon, je n'ai jamais encore vu un Meyerbeer sur scène, alors j'ai toute latitude pour essayer d'être satisfait. bounce )
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MessageSujet: Re: Giacomo MEYERBEER (1791-1864)   Giacomo MEYERBEER (1791-1864) - Page 8 EmptyDim 5 Jan 2014 - 11:05

DavidLeMarrec a écrit:
Et puis comme d'habitude, harmoniquement, sans rien révolutionner, ça bouge beaucoup plus que n'importe quel autre compositeur d'opéra du temps (oui, sauf Berlioz et Wagner, évidemment).

...Et Weber quand même, dont la langue harmonique n'est pas moins riche (et est autrement plus subtile) que celle de Meyerbeer...d'autant qu'il était déjà mort à l'époque ou Meyerbeer commence ses grandes oeuvres. Je l'ai déjà dit, sans même invoquer Berlioz et Wagner qui de toute manière volent sur d'autres cimes, Weber est pour moi LE maillon fort de cette génération de réformateurs de l'opéra au premier tiers du XIXème. Et puis Weber possédait quelque chose que Meyerbeer n'a jamais eu même dans ses meilleurs jours: la poésie.
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MessageSujet: Re: Giacomo MEYERBEER (1791-1864)   Giacomo MEYERBEER (1791-1864) - Page 8 EmptyVen 7 Mar 2014 - 13:14

Ça se disait et c'est confirmé : pour le cent-cinquantenaire de la mort de Meyerbeer, le Deutsche Oper Berlin affichera Dinorah, le 1er octobre avec Ciofi, Dupuis, Talbot et Kurucova !
Et à la Philharmonie, s'il vous plaît : http://issuu.com/deutscheoperberlin/docs/saisonvorschau_14_15 !
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MessageSujet: Re: Giacomo MEYERBEER (1791-1864)   Giacomo MEYERBEER (1791-1864) - Page 8 EmptyMer 4 Juin 2014 - 1:13

Je disais mon quasi-renoncement à L'Africaine en entendant le dernier studio et la nouvelle (et indispensable) édition critique : décidément, le livret n'est pas intéressant du tout (mobiliser tout cet exotisme pour un triangle amoureux même pas développé), baigné dans un sérieux omniprésent...  Même la musique est comme étouffée, très loin de la générosité mélodique habituelle.

En revanche, en écoutant et lisant Dinorah ce soir, je suis plus frappé que jamais par la qualité de cette musique, vive, fine, remplie de jolies trouvailles rythmiques, de petites couleurs imprévues... Les longs duos masculins sont des merveilles, et c'est probablement le Meyerbeer que j'aime le plus après les Huguenots, en fin de compte. Surprised

En plus, ça ne réclame pas des moyens ni des voix extraordinaires, c'est le genre de chose qu'on peut distribuer facilement : un ténor de caractère, un baryton central, une colorature, ça se trouve n'importe où, et on peut facilement faire des choses amusantes (voire des transpositions, vu le sujet franchement bizarre) sur scène.
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MessageSujet: Re: Giacomo MEYERBEER (1791-1864)   Giacomo MEYERBEER (1791-1864) - Page 8 EmptyMer 4 Juin 2014 - 8:12

DavidLeMarrec a écrit:
En revanche, en écoutant et lisant Dinorah ce soir, je suis plus frappé que jamais par la qualité de cette musique, vive, fine, remplie de jolies trouvailles rythmiques, de petites couleurs imprévues... Les longs duos masculins sont des merveilles, et c'est probablement le Meyerbeer que j'aime le plus après les Huguenots, en fin de compte. Surprised

En plus, ça ne réclame pas des moyens ni des voix extraordinaires, c'est le genre de chose qu'on peut distribuer facilement : un ténor de caractère, un baryton central, une colorature, ça se trouve n'importe où, et on peut facilement faire des choses amusantes (voire des transpositions, vu le sujet franchement bizarre) sur scène.

A Berlin, il s'agira "seulement" d'une version de concert ; je ne sais pas si le DOB prévoit des versions scéniques pour le reste de sa "Tétralogie" Meyerbeer ?
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MessageSujet: Re: Giacomo MEYERBEER (1791-1864)   Giacomo MEYERBEER (1791-1864) - Page 8 EmptyVen 6 Juin 2014 - 14:18

Help : vous conseilleriez quoi/qui comme biographie de Meyerbeer ?
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MessageSujet: Re: Giacomo MEYERBEER (1791-1864)   Giacomo MEYERBEER (1791-1864) - Page 8 EmptyDim 8 Juin 2014 - 0:32

Je viens de recevoir la dernière en date par les fondateurs de l'Institut Meyerbeer, les époux Döhring. Elle me semble tout à fait utilisable, pas du tout linéaire, avec des analyses d'oeuvres et même un chapitre sur la réception posthume :

http://www.amazon.de/Giacomo-Meyerbeer-Meister-Grand-Op%C3%A9ra/dp/3406660037/ref=sr_1_1?s=books&ie=UTF8&qid=1402179471&sr=1-1&keywords=meyerbeer

Si tu ne lis pas l'allemand, les travaux de Robert Ignatius Letellier (en anglais) semblent faire référence, il a apparemment édité tous les livrets et sorti de - forts coûteuses - monographies sur certains opéras, y a de quoi se perdre en cherchant sur amazon. Les Döhring citent en bibliographie ce volume, qui n'est pas une biographie mais une analyse :

http://www.amazon.com/Operas-Giacomo-Meyerbeer-Ignatius-Letellier/dp/1611473284/ref=sr_1_6?ie=UTF8&qid=1402180108&sr=8-6&keywords=letellier+the+operas+of+giacomo+meyerbeer

Donc une seule biographie à jour (puisque les Döhring chapeautent l'édition critique et ont édité les lettres et journaux de G.M.), et évidemment, rien en français (à part des publications plus larges sur l'opéra français et le grand opéra, j'étais tombé par exemple sur un livre remarquable sur le grand opéra et la politique), signe du désintérêt que lui portent nos maisons d'opéra. Les Allemands nous ont donc devancés aussi bien dans les représentations que dans les publications.
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MessageSujet: Re: Giacomo MEYERBEER (1791-1864)   Giacomo MEYERBEER (1791-1864) - Page 8 EmptyDim 8 Juin 2014 - 0:46

Ce n'est pas non plus complètement absurde, il existe bel et bien un legs allemand de Meyerbeer (lieder, oratorios, opéras)...

En revanche, on trouve du matériel sur Scribe en français.
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MessageSujet: Re: Giacomo MEYERBEER (1791-1864)   Giacomo MEYERBEER (1791-1864) - Page 8 EmptyDim 8 Juin 2014 - 9:33

Guillaume a écrit:
Si tu ne lis pas l'allemand

Je le lis/parle avec un niveau scolaire "+" ; quant à lire dans le texte des travaux scientifiques au vocabulaire extrêmement choisi, malheureusement, ça peut me prendre trop de temps pour que la lecture se révèle réellement efficace/intéressante Sad !
En anglais, c'est évidemment beaucoup moins un problème.
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MessageSujet: Re: Giacomo MEYERBEER (1791-1864)   Giacomo MEYERBEER (1791-1864) - Page 8 EmptyMar 3 Mai 2016 - 13:15

C'est donc officiel : Le Prophête la saison prochaine à Toulouse!! cheers

Citation :

Le Prophète
Giacomo Meyerbeer (1791-1864)

Théâtre du Capitole| Durée : 3h40

vendredi 23 juin 2017 à 19h30
dimanche 25 juin 2017 à 15h00
mardi 27 juin 2017 à 19h30
vendredi 30 juin 2017 à 19h30
dimanche 2 juillet 2017 à 15h00

Opéra en cinq actes sur un livret d’Eugène Scribe
créé le 16 avril 1849 au Théâtre de la Nation (Opéra de Paris, salle Le Pelletier)

Nouvelle production

Direction musicale : Claus Peter Flor
Mise en scène : Stefano Vizioli
Décors et costumes : Alessandro Ciammarughi
Lumières : Guido Petzold
Mouvements chorégraphiques : Pierluigi Vanelli

Jean de Leyde : John Osborn
Fidès : Ekaterina Gubanova
Berthe : Sofia Fomina
Jonas : Mikeldi Atxalandabaso
Mathisen : Thomas Dear
Zacharie : Dimitry Ivashchenko
Le Comte d’Oberthal : Leonardo Estévez

Orchestre national du Capitole
Choeur et Maîtrise du Capitole

Direction : Alfonso Caiani

Bon, j'aurais rêvé mieux pour Fidès, mais Gubanova ça semble déjà pas mal!
Et puis Osborn en Jean, voilà qui risque d'être très électrique!! bounce
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Polyeucte
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MessageSujet: Re: Giacomo MEYERBEER (1791-1864)   Giacomo MEYERBEER (1791-1864) - Page 8 EmptyJeu 4 Mar 2021 - 17:08

Rapatrié depuis le sujet discographique...

Rubato a écrit:
Par quoi commencer chez Meyerbeer dont je ne connais que le nom et le titre de ses œuvres?! Embarassed

Alors comme ça je dirais Robert le Diable ou Les Huguenots. ce sont à mon sens ses meilleurs et plutôt dans la droite ligne des tragédies lyriques avec ces grands moments de l'histoire, ces passages qui prêtent à sourire, ses grands personnages tragiques...
Après entre les deux... bonne question :
- d'un côté le drame de la Saint-Barthélémy vu au travers d'un amour tragique.
- de l'autre côté une histoire médiévale en 1300 en Sicile. Encore une histoire d'amour, mais des personnages souvent moins agréables, plus vils... et une grande figure de diable.

J'adore les deux et dans les deux on retrouve cette touche de Meyerbeer et Scribe : mêler parfaitement drame et humour.

Mais je pense que David pourra t'en dire encore plus!

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MessageSujet: Re: Giacomo MEYERBEER (1791-1864)   Giacomo MEYERBEER (1791-1864) - Page 8 EmptyJeu 4 Mar 2021 - 17:22

Je viens de donner des conseils beaucoup plus laconiques dans le sujet discographique. Embarassed

Mais disons que pour moi la hiérarchie est assez évidente : celui qui n'a aucun temps mort, qui est toujours au plus haut degré d'inspiration, ce sont les Huguenots

Robert a ses sommets, mais il n'est pas aussi fluide. J'adore aussi Dinorah, mais c'est un genre particulier, il y a là aussi des airs un peu belcantistes qui peuvent freiner l'action (et l'adhésion).

Ensuite, je recommanderais le Prophète, et enfin l'Africaine. Dans tous les cas, les opéras français sont bien meilleurs que tout ce qu'il a écrit d'autre – j'aimerais quand même bien connaître ses oratorios allemands…

Ses opéras allemands et italiens ne sont vraiment pas terribles, on sent qu'il n'y a pas du tout mis le même temps ni le même soin…
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MessageSujet: Re: Giacomo MEYERBEER (1791-1864)   Giacomo MEYERBEER (1791-1864) - Page 8 EmptyJeu 4 Mar 2021 - 18:33

Merci Polyeucte et David pour les recommandations! Wink
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MessageSujet: Re: Giacomo MEYERBEER (1791-1864)   Giacomo MEYERBEER (1791-1864) - Page 8 Empty

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