Autour de la musique classique

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 Jules Massenet - tour d'horizon

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Polyeucte
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MessageSujet: Re: Jules Massenet - tour d'horizon   Jules Massenet - tour d'horizon - Page 9 EmptyJeu 7 Mar 2019 - 17:58

Alors, quelques petits commentaires ou rajouts :
∗ Massenet, Amadis [Fournillier/Forlane]
=> En effet, il n'y a que ça! Mais c'est superbe!

∗ Massenet, Ariane [Campellone/bande radio Saint-Étienne watch?v=nwOh8NynM1g]
=> C'est magnifique. Dommage qu'il n'y ait pas d'enregistrement officiel de qualité (la bande n'est pas top!)

∗ Massenet, Bacchus [enregistré ?]
=> Non, il n'y a rien de rien malheureusement. Mais ça a l'air chouette!

∗ Massenet, Cendrillon [Rudel/CBS + DVD Pelly]
=> Plutôt le DVD de Pelly. Chez Rudel, le Prince est chanté par Gedda. Or c'est un rôle de mezzo.
Ou mieux, tu as la bande radio dirigée par Minkowski! Géniale!

∗ Massenet, Chérubin [Steinberg/RCA & Villaume/Dynamic]
=> Les deux sont pas mal.

∗ Massenet, Cléopâtre [Ortega/Classic d’Or & Fournillier/Koch Schwann]
=> Évite Ortega malheureux! Caballé dans ses dernières années. Alors que Fournillier, c'est splendide!
Tu as aussi des bandes avec Koch dont celle dirigée par Plasson qui est superbe.

∗ Massenet, Don César de Bazan [enregistré ?]
=> ça devrait bientôt sortir chez Naxos je crois. Très chouette. Vu il y a deux ans...

∗ Massenet, Don Quichotte

∗ Massenet, Esclarmonde [Bonynge/Decca & Fournillier/Koch Schwann]
=> Plutôt Bonynge pour l’esbroufe. c'est géant!

∗ Massenet, Ève [Loré/Erol]

∗ Massenet, Grisélidis [Stapleton/Gala & Fournillier/Koch Schwann]
=> Ah? Je ne savais pas qu'il y avait une autre version que Fournillier. Qui est de toute façon superbe (sauf la diction de Command mais bon...)

∗ Massenet, La Grand’tante [enregistré ?]
=> Non. Je ne suis même pas sûr que la partition soit conservée en entier.

∗ Massenet, La Navarraise
=> Privilégie la version avec Vanzo et Moizan!!

∗ Massenet, La Terre promise [Pruvot/Erol]

∗ Massenet, La Vierge [Fournillier/Koch Schwann & Agiman/Bongiovanni]
=> Surtout évite Agiman. c'est affreux.

∗ Massenet, Le Cid [Queler/Sony]
=> Argh... difficile. Tu as la vidéo avec Alagna et BUM... Sinon une bande avec Command et Merritt. Mais dans tous les cas les enregistrements ne sont pas top.

∗ Massenet, Le Jongleur de Notre-Dame
=>De préférence Vanzo avec Dervaux...

∗ Massenet, Le Mage [Campellone/Singulares]

∗ Massenet, Le Portrait de Manon [Severini/Mondo Musica]
=> Il y a une version chez Opera Rara qui est sortie...

∗ Massenet, Le Roi de Lahore [Bonynge/London & Viotto/Dynamic]
=> Bonynge bien sûr!

∗ Massenet, Marie-Madeleine [Morss/Bela Voce, Loré/Erol & Agiman/Bongiovanni]
=> Loré de préférence... Ou Morss.

∗ Massenet, Panurge [Fournillier/bande radio ? (son immonde) /watch?v=1DJKVLpC8Bs]
=> Oui, il n'y a que ça...

∗ Massenet, Roma [Guidarini/Dynamic]
=> Pas top, mais bon, ça donne une idée!

∗ Massenet, Sapho [Boutry/Malibran, Keefe/Orfeo & Tingaud/Fonè]
=> Boutry... je ne connais que cette version.

∗ Massenet, Thaïs
=> Fleming!!!!! I love you I love you I love you I love you

∗ Massenet, Thérèse
=> Bonynge bien sûr... mais aussi Altinoglu. les deux sont complémentaires!


Et pour compléter, tu peux lire la biographie de Lucy Arbell : http://erikcarnets.fr/?p=1270
C'est très très instructif sur toute la production tardive de Massenet, dont les ouvrages qui n'ont pas été remontés ou qui le sont dans un son assez moche (Ariane, Bacchus, Roma, Panurge,...) Tous ont été fait pour la "méchante" Lucy Arbell... qui ne semblait pas si méchante que ça au contraire!

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Francesco
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MessageSujet: Re: Jules Massenet - tour d'horizon   Jules Massenet - tour d'horizon - Page 9 EmptyJeu 7 Mar 2019 - 20:33

Polyeucte a parlé doctement et sagement comme toujours mais moi je suis moins sévère avec Rudel dans Cendrillon pour le plateau que je trouve très beau, en particulier la Cendrillon craquante et fondante à la fois de Von Stade (un de ses grands rôles).

J'ai été fasciné par la fortune de Sapho (à la fois le roman, le film avec Pola Negri, celui avec Garbo, celui avec Maria Felix aussi tant qu'à faire) et l'opéra est surprenant avec son mélange de concision et de lyrisme (je trouve que ça ne marche pas du tout avec La Navarraise). J'ai la version anglaise que j'ai trouvé réussie pour ma part (la Sapho de Milla Andrew est pétulante et charnue à la fois).

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Francesco
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MessageSujet: Re: Jules Massenet - tour d'horizon   Jules Massenet - tour d'horizon - Page 9 EmptyJeu 7 Mar 2019 - 20:37

Et alors Thaïs, moi j'adore la version Rudel avec Moffo en ruines mais sexy (ou alors sexy parce qu'en ruines ?), Bacquier qui aboie comme un chien dans la désert, les grâces de Carreras ... ça a été réédité il n'y a pas longtemps (et c'était attendu comme une espèce d'objet culte, en raison de sa mauvaise réputation et de sa photo de couverture).


Dernière édition par Francesco le Ven 8 Mar 2019 - 8:55, édité 1 fois
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DavidLeMarrec
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MessageSujet: Re: Jules Massenet - tour d'horizon   Jules Massenet - tour d'horizon - Page 9 EmptyVen 8 Mar 2019 - 0:08

Autant pour parler des opéras rares, on pouvait glisser un conseil en passant, autant pour débattre de la discographie de Cendrillon et Thaïs, on peut aller dans un fil discographique plutôt ?

J'aurais bien des choses à répondre (sur la façon de pendre Rudel, par exemple), mais ici ça va noyer le sujet du fil.
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Xavier
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MessageSujet: Re: Jules Massenet - tour d'horizon   Jules Massenet - tour d'horizon - Page 9 EmptyVen 8 Mar 2019 - 0:14

Il n'y a pas forcément un sujet pour chaque opéra (mais ça peut se créer), mais sinon il y a celui-ci en effet: https://classik.forumactif.com/t4925-massenet-autres-operas
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Adalbéron
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MessageSujet: Re: Jules Massenet - tour d'horizon   Jules Massenet - tour d'horizon - Page 9 EmptyMer 17 Avr 2019 - 19:35

Jules Massenet - tour d'horizon - Page 9 Le-jon11
Jules MASSENET : Le Jongleur de Notre-Dame
[Orchestre National de Montpellier Languedoc-Roussillon, Choeur de l'Opéra de Montpellier, Enrique Diemecke — Roberto Alagna, Stefano Antonucci, Francesco Ellero d’Artegna, Marc Larcher, Richard Rittelman, Marco di Sapia, Evgueniy Alexiev — DG, 4 février 2007]
Jules Massenet - tour d'horizon - Page 9 Brocol23Jules Massenet - tour d'horizon - Page 9 Brocol23

Un livret complètement zinzin de Maurice Léna, qui a donné pour sous-titre à l'œuvre « miracle lyrique » (tout un programme), trouvant sa source dans une nouvelle d'Anatole France, elle-même inspirée d'un miracle/mystère médiéval, exemplifiant une des Béatitudes : « Heureux les pauvres d'esprit, car le Royaume des Cieux est à eux ».

C'est l'histoire d'un pauvre jongleur, Jean, qui arrive devant la place du couvent de Cluny tandis que les villageois dansent une bergerette. Il propose de jongler pour obtenir de l'argent, mais la foule le raille et on le pousse à entonner l'«Alleluia du vin». Survient le Prieur du couvent, qui chasse la foule et effraie Jean en lui annonçant qu'il ne trouvera mort une place qu'en Enfer. Une seule action pourrait le sauver : entrer dans les ordres. Mais Jean aime sa Liberté, qu'il déifie quasiment (« Elle ») dans une tirade pénétrée d'un lyrisme ardent. Le moine Boniface fait son entrée, les bras chargés de victuailles. Finalement, Jean ne peut résister à l'appel du ventre et décide d'entrer dans les ordres pour ne pas échapper à cette bonne chère qui pénètre dans le couvent. Plus tard, les moines rassemblés préparent une cérémonie pour la bénédiction d'une sculpture peinte de la Vierge, en répétant des chants en latin. Jean est affligé de ne pouvoir chanter, parce qu'il ne comprend pas le latin. Des moines lui proposent de l'initier à un art et chacun y va de la défense de sa propre activité (paragone des arts topique) : se chamaillent le moine sculpteur, peintre, poète musicien — qui a toujours le dernier mot), avant que Boniface fasse un éloge de l'art culinaire, en ajoutant qu'il n'y a pas de bas moyens de contenter la Vierge. Jean, seul, avoue son bonheur de pouvoir malgré tout humblement louer Marie. Au troisième acte, Jean arrive devant la statue de la Vierge et se met à chanter un air militaire, puis une romance et enfin un air pastoral. Il est observé par un autre moine, qui appelle les autres membres du couvent à voir Jean chanter des airs païens devant la Vierge. Ils arrivent tous alors que le jongleur se dandine devant l'icône, provocant la colère de tous (à l'exception de Boniface). Chacun hurle au blasphème, quand la statue soudain s'illumine. Devant le miracle, les moines s'inclinent devant Jean, qu'ils appellent saint, tandis qu'une cohorte d'anges chante la gloire du jongleur, ainsi que les moines (en latin). Celui-ci défaille, sur le point de mourir, en extase. Il se rend soudain compte qu'il comprend le latin. Sous le poids de cette révélation, il meurt.

Quelques succulents extraits :
- « Ne vois-tu pas Satan ?
Satan, Satan, dont le point vert brandit l’écarlate trident ? Il t’enfourche [...]. »
- « Va-t-en mourir de faim,
Sans confesseur, dans un fossé, guenille infâme... »
- « Et pour les serviteurs de Madame Marie :
Voici les oignons nouvelets,
Voici des poireaux verdelets,
Voici du cresson de prairie,
Choix velouté, sauge fleurie [...]
Sainte Vierge, le beau chapon !
Mon Père, s’il-vous-plaît, soupesez ce jambon,
Doux Jésus, c’est du beau Mâcon ! »
- « Jongleur, piteux métier.
Deviens plutôt sculpteur. »
« Sculpteur je le suis en nougats ;
Peintre, par la couleur si douce de mes crèmes ;
Un chapon cuit à point vaut, seul, mille poèmes,
Et quelle symphonie à ravir terre et cieux
Qu’une table ou préside un ordre harmonieux ! »
- « (Jean défaille)
LES MOINES.
Kyrie eleison [...]
JEAN.
Enfin...
Je comprends le latin...
(Il retombe) »

Il est assez difficile de savoir si tout est supposé être drôle, mais il faut plus d'une fois se retenir de sourire ou rire, devant la bonhomie gourmande de Boniface, la naïveté touchante de Jean, le miracle final (« je comprends le latin », se référant pourtant à la glossolalie des apôtres lors de la Pentecôte), etc. Disons que la dimension édifiante du livret semble mêlée de mille détails troubadours (jusque dans la langue archaïsante du livret, qui donne des choses amusantes) et de petits traits d'ironie piquante. Bref, j'aime beaucoup ce livret tressés de tonalités contraires, sincère et pourtant déluré, volontiers burlesque (explicitement quand il s'agit de Boniface) et d'un mysticisme très dix-neuvième.

Malheureusement, musicalement, ce n'est pas aussi enthousiasmant. Massenet semble avoir voulu créer une musique très hétéroclite et proche des ambivalences du livret, mais rien n'est très saillant. L'apparition de Jean avec sa vielle, qui peut faire songer à l'alto de Raoul ou au violoncelle de Marcel, n'est pas dénuée de pittoresque et le finale exalté de l'acte II, tendu par une de ses grandes poussées lyriques dont Massenet a le secret, ne manque pas de force, mais je n'ai pas trouvé sinon que c'était d'une grande inspiration, ni très dramatique, ni très varié, ni très pittoresque (au début, quelques modes archaïsants, mais sinon ensuite ça fait l'effet de quelques choses d'assez composite, comme un Sacré-Cœur, mais tiède, sans le charme que peut avoir la grandiloquence du néo-bizantisme). Cela doit être cependant assez chouette à voir sur scène.

Chose assez curieuse pour Massenet : il n'y a aucun rôle de soliste féminin ; la seule femme présente dans le livret semble être la Vierge, silencieuse mais qui miraculeusement s'agite à la fin de l'œuvre. Mais j'ai appris que le rôle a pu être tenu par des femmes, et Mary Garden (la créatrice du rôle de Mélisande), l'a beaucoup chanté aux États-Unis.

Je n'ai pas trouvé en streaming l'enregistrement de Dervaux, donc je me suis rabattu sur cette version, mais à part à Alagna, stylé et frémissant, ce n'est pas vraiment la joie (des accents à couper au couteau — la Vierge aurait pu intervenir pour leur faire comprendre le français...  Arrow —, des voix pas très jolies et des caractérisations plutôt sommaires). Par contre, très bel orchestre sous la direction de Diemecke, fou-fou et coloré.
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MessageSujet: Re: Jules Massenet - tour d'horizon   Jules Massenet - tour d'horizon - Page 9 EmptyJeu 18 Avr 2019 - 21:14

Je n'ai jamais écouté l'œuvre : comme toi, je n'ai mis la main que sur cette version avec Alagna et DLM m'avait tellement mis en garde (disant qu'une telle abomination devrait valoir la damnation éternelle à ses concepteurs) que j'avais reculé.

Je n'ai aucune personnalité.
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MessageSujet: Re: Jules Massenet - tour d'horizon   Jules Massenet - tour d'horizon - Page 9 EmptySam 20 Avr 2019 - 16:54

Mais qui suit les conseils de DLM ? Mr. Green
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MessageSujet: Re: Jules Massenet - tour d'horizon   Jules Massenet - tour d'horizon - Page 9 EmptySam 20 Avr 2019 - 17:11

Déjà que l'œuvre, avec Vanzo, Bastin & co, n'est pas la plus vertigineuse du monde, alors empâtée de la sorte (ce que Diemecke fait à Massenet, c'est largement pire que ce que Karajan fait à Monteverdi), c'est vraiment pour le plaisir de se faire du mal.
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MessageSujet: Re: Jules Massenet - tour d'horizon   Jules Massenet - tour d'horizon - Page 9 EmptySam 20 Avr 2019 - 17:55

Adalbéron a écrit:
Mais qui suit les conseils de DLM ? Mr. Green

En voilà une qu'elle est bonne comme question  Mr.Red

Personne bien entendu.
Mais il n'empêche … parfois David a raison … même si ce sont pour des raisons parfaitement contingentes  cat

On peut lui reconnaître malgré tout un sens de la formule : Karajan dans Monteverdi … ça fait forcément rire  drink

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MessageSujet: Re: Jules Massenet - tour d'horizon   Jules Massenet - tour d'horizon - Page 9 EmptySam 20 Avr 2019 - 18:37

Ce qui est ridicule, c'est qu'en général j'ai des gouts tout à fait différents de ceux de DLM (déjà, je n'écoute pas les opéras uniquement pour leurs récitatifs hein ... Mr.Red ).
Mais là, j'ai oublié la formule exacte, c'était tellement hyperbolique que je l'ai compris comme un interdit religieux.

C'était d'ailleurs dans un fil que j'avais lancé du genre "quelle musique pour la fête de l'Assomption ?", je pense.
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MessageSujet: Re: Jules Massenet - tour d'horizon   Jules Massenet - tour d'horizon - Page 9 EmptySam 20 Avr 2019 - 18:58

Ah c'est sûr que si tu crois littéralement ce que te raconte David … alors là mon pauvre Francesco … je ne vais pas pouvoir grand chose pour toi Sad  "David écoute un opéra pour ses récitatifs" … allons … un peu d'esprit critique  hehe

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MessageSujet: Re: Jules Massenet - tour d'horizon   Jules Massenet - tour d'horizon - Page 9 EmptySam 20 Avr 2019 - 23:28

Cololi a écrit:
On peut lui reconnaître malgré tout un sens de la formule : Karajan dans Monteverdi … ça fait forcément rire  drink

Ce n'était pas à ce point une formule : il en a fait, et il existe même une publication de son Couronnement de Poppée à l'Opéra de Vienne (avec Janowitz, Stolze…), qui n'est vraiment pas mal d'ailleurs !
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MessageSujet: Re: Jules Massenet - tour d'horizon   Jules Massenet - tour d'horizon - Page 9 EmptySam 20 Avr 2019 - 23:41

Bon, je vais quand même venir défendre ce pauvre Jongleur. Non pas l'enregistrement avec Alagna (de toute façon, c'était il y a vingt ans qu'il aurait dû l'enregistrer!), mais bien de la partition.

Parce que oui, ce n'est pas la plus grande réussite de Massenet, mais elle est loin d'être sans intérêt. Il y a certes une espèce de grande naïveté, mais justement, moi j'ai un peu l'impression d'entendre la retranscription sonore de ces gravures qu'on peut voir avec ces problèmes de perspectives, ces petits détails pittoresques en arrière plan. L'histoire est simple, comme un mystère mais à la portée du premier venu. Cette naïveté de Jean face à la prestance pompeuse des autres frères en dehors de Boniface.
Et puis il y a quand même des moments magnifiques! Bien sûr ce n'est pas l'Alleluia du Vin, mais plutôt ces airs tendres de Jean, cette légende de la sauge.

Après, il faut écouter la version Dervaux pour s'en convaincre... Parce que bon, si on a des chanteurs qui ne savent même pas le français, difficile de rendre tout l'intérêt de la pièce!

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MessageSujet: Re: Jules Massenet - tour d'horizon   Jules Massenet - tour d'horizon - Page 9 EmptyLun 22 Avr 2019 - 12:27

Je suis tout à fait d'accord avec toi : un petit Massenet, dont le projet de naïveté, s'il ne touche pas au sublime musical, ne manque pas tout à fait sa cible. Mais pour cela, encore faut-il disposer de chanteurs capables de croquer avec vigueur ces figures historiées, et pas simplement de vaguement mâchouiller leur partie.

Avec Dervaux, on a ça, et c'est charmant.
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MessageSujet: Re: Jules Massenet - tour d'horizon   Jules Massenet - tour d'horizon - Page 9 EmptyDim 9 Fév 2020 - 22:03

Mélomaniac, in playlist, a écrit:

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Catégorie orchestrale -rang 138°/250



Jules Massenet - tour d'horizon - Page 9 Wolff_10
Albert Wolff (1884-1970)


Jules Massenet (1842-1912) :

Scènes pittoresques
Scènes alsaciennes


= Albert Wolff, Orchestre de la Société des Concerts du Conservatoire

(Decca, juin 1955)

Smile Quand on pense à Massenet, on songe d'abord à ses opéras, mais il légua aussi une poignée de Suites orchestrales, écrites entre 1871 et 1882 (si l'on excepte une première mouture de 1863 concoctée à la Villa Médicis), où son génie de la caractérisation se plie à l'art de la vignette : Hongroises, Dramatiques, Pittoresques, Napolitaines, Féériques, Alsaciennes. Il n'en faut pas davantage pour flatter mon goût des genres illustratifs, surtout quand ils sont si délicieusement instrumentés. Car ici l'orchestration n'est pas un simple habillage mais contribue pleinement, voire substantiellement, au dessein de ces miniatures. À condition de leur prodiguer une interprétation qui garantisse leur saveur, qui préserve leur texture originale. Même si Jean-Yves Ossonce (chez Naxos) reste le seul à avoir gravé la série complète, et outre la remarquable anthologie de John Eliot Gardiner (Erato), pour les Pittoresques et les Alsaciennes l'on privilégiera donc les délectables réalisations d'André Cluytens (Columbia), Jean Fournet (Philips) et Albert Wolff, -celui que j'ai retenu pour ce palmarès car son efficacité narrative, son sens de l'évocation (sûr mais sans ostentation) et ses pupitres aux mille arômes (d'une inimitable typicité) raflent la mise. Wolff fait preuve d'une naïveté émerveillée, comme s'il avait retrouvé un album familial dans une malle du grenier, et fait revivre des souvenirs à peine effacés. Sa sobriété laisse parler l'antan d'une voix émouvante, et par homothétie nous replace dans une tradition où l'on s'inscrit spontanément. Écoutez seulement le vibrato des cors, la gouaille des vents, la droiture des cordes, la candeur des moments élégiaques, la pugnacité des pages festives... En moins de dix secondes, on sent, on sait que voilà le traitement qui authentifie ces pièces. Et qui représente aux mieux leur idiome, fût-ce au prix d'une propension à l'image d'Épinal qui n'est point pour déplaire. Non une caricature ; bien au contraire : un goût de vrai et d'autrefois... et une certaine simplicité quotidienne, comme dans les clichés d'André Gamet. Des chromos de l'ancien temps avec des gros morceaux de nostalgie dedans, qui s'érigent en mémorial.
D'origine batave, doté d'un fort tempérament, Albert Wolff fut avant tout un chef de fosse, dont la carrière resta essentiellement parisienne, et qui s'illustra particulièrement à l'Opéra Comique. Son talent d'accompagnateur lyrique lui fera diriger Pelléas et Mélisande, qu'il fit découvrir à Buenos Aires et aux quatre coins de l'Europe, ainsi que la création parisienne de L'Enfant et les Sortilèges. Son répertoire de prédilection compte des contemporains comme Florent Schmitt, Albert Roussel, ou Marcel Landowski, mais aussi les symphonies de Mahler ! Après quelques 78 tours engrangés chez Polydor durant l'entre-deux-guerres, il enregistra Carmen pour Decca, ainsi que des opus d'apparat et de la musique française, réédités en double-albums dans la collection Eloquence qu'on thésaurisera.

Chacune de ces deux œuvres comprend quatre parties. Les Scènes pittoresques débutent par une malicieuse Marche en ré majeur. Un pizzicato et une saillie du cor dressent l'oreille, éveillant l'attention sur une discrète procession à pas de souris, timidement : acciacatura des violons, commentaire des bois (comme un museau qui prend confiance, regarde droite et gauche). Trot vigoureux (0'20) puis la progression reprend (0'39), enjolivée de figurations d'archets, et déchaine un turbulent tutti (0'55), avant une reprise de la marche (1'10) mais cette fois aux bois, sur nuées d'archets. Nouvel intermède (1'25), en glissando, nouvelles turbulences (1'41). Reprise ornée de la marche (2'13), parenthèse aux cordes graves (2'28). Un gonflement aux bois (3'02), une gaillardise de trompette (3'11) achèvent cette page aussi mignonne que cocasse.
L'ingambe Air de ballet donne essor à une élégante complainte des violoncelles, suivie par un intermède (1'05) staccato aux flûte, hautbois et clarinette, où les violoncelles essaient de relancer leur mélodie, qui réussit enfin à se remobiliser (1'54). Rappelons que l'Angelus est une prière quotidienne récitée trois fois par jour, pendant laquelle on cesse toute activité pour se recueillir (on pense là au célèbre tableau campagnard de Millet) et que l'église annonce par le clocher, -trois séries de trois tintements, illustrés ici par les quatre cors fortissimo (0'08), entrecoupés de versets aux bois et altos. Cet Andante sostenuto en fa majeur s'apparente donc au carillon de L'Arlésienne de Bizet qui, bien que plus rapide et taillé en moto perpetuo, adoptait la même scansion triadique. Un crescendo amène la section centrale (1'25) dont les jaculations frémissant en tutti, secouant le paysage, alternent avec des passages individués aux bois (1'46, 2'06), d'une humble spiritualité. Un déroulé des violons (2'40) se lie à une tendre méditation aux cordes, puis revoilà les cloches métaphorisées par les cors (3'26), auréolées du piccolo. Un verset des flûtes (3'54) amène une péroraison (4'04) qui progressivement va dissoudre l'écho du campanile dans la platitude des champs.
Après ces trois volets badin, lyrique et contemplatif, voici la réjouissance qui occupe la moitié de la partition. Une virile Fête bohême qui s'ébroue à 3/4. Une semonce des quatre trompettes élance une sorte de polka (0'11) dont le premier trio est « rudement accentué » (0'47). Reprise des joyeuses festivités (1'24). Un roulement de tambour ramène la sonnerie (1'49) freinée par les violoncelles (2'02) qui développent un couplet ample et chantant (2'14) poursuivi par les bois (2'31) que soulignent des éruptions martiales aux archets. On sent la polka se reformer impatiemment (3'13) et elle éclate soudain (3'26) jusqu'à une nouvelle fanfare (4'12) et enfin une fiévreuse reprise de la danse folklorique (4'23) martelée par les percussions.

À mon avis les Scènes alsaciennes surclassent les Pittoresques, tant en envergure qu'en séduction, devenant quasiment des poèmes symphoniques. Rappelons qu'à l'époque de la composition (1882), cette contrée avait été annexée par l'Empire allemand depuis une dizaine d'années. Les quatre volets brossent un tableau d'une journée dominicale. Pour Dimanche matin, Massenet prescrit « un caractère très paisible », ce que suggèrent d'emblée les appels de clarinettes en triolet, prolongés par les calmes et fraîches réponses de flûtes, hissées vers l'aigu, ensuite modulées (0'42) et déclinées à la clarinette (0'55) sur une sorte de quinte à vide résonnant aux violons et altos. Les cordes graves s'emparent de la mélodie (1'35) sur des trilles acidulés aux bois. Les levées initiales repartent aux clarinettes (1'55) sur un bariolage des violons, la mélodie serine dans un mélange soufflé en creux (flûte, hautbois). Un andante religioso (2'45) s'élève au cor et au grave des violons, puis ombré par diverses combinaisons dans un climat fervent, laissant transparaître un choral qu'on devine comme le Ein feste Burg ist unser Gott. Les violoncelles (3'52) réamorcent les thèmes de la première partie, exploités avec un maximum d'expressivité jusqu'à un crescendo. Retour à la sérénité (5'11), la clarinette gazouille (5'22), le hautbois aussi (5'40). Come prima : incursion des clarinettes (5'50), réponses de flûtes. Les cordes (6'14) plongent lentement et solennellement, mais s'éclairent d'un réconfortant accord (6'33), achevant cette matinée qui semble se partager entre repos et prière.
Comme de bien entendu, Au Cabaret se veut « bruyant et avec entrain », et fait pendant à la Fête bohême. Un solo frappé sur la timbale avec baguettes de bois émoustille les noceurs qui, au gré d'une débandade arpégée aux bois (0'11), oublient toute vergogne. Un vigoureux trille arco et voilà encore une sorte de polka (0'20), en sol majeur, dont le motif en tutti s'étend sur quatre mesures : trois accroches martelées par la timbale (peut-être destinées à être claquées dans l'esprit d'une Klàtschtànz), un repli épinglé par le triangle, et une désinence au grave de la tessiture. Les clarinettes entonnent une musette (0'50). Reprise du thème principal en tutti (1'04) avant une nouvelle diversion (1'19), syncopée sur un glissando, puis un chant des altos et violoncelles (1'26) secoué par ces contretemps sur degrés conjoints. Le thème principal se signale aux bois et cuivres (2'00) et éclate en tutti (2'06) jusqu'à un large accord en palier (2'25) suivi d'un silence. Les quatre cors (Massenet prescrit même de les doubler à huit dans ce passage) se voient confiés le Trio central (2'31), à 2/4 en fa majeur, une fanfare d'abord majestueuse, puis d'une veine cynégétique saluée par un tutti. Cette séquence se répète dans plusieurs tonalités, puis des bourrasques de cordes (4'06) ramènent la polka (4'12), la musette (4'26), la ritournelle adoucie aux flûtes (4'40) avant un ultime crescendo qui conclut cette danse véhémente et trépidante.
Sous les Tilleuls déploie un calme Adagio en si bémol, un tableau vespéral d'une transparence chambriste. Les cordes sont divisées et en sourdines. D'abord une moirure d'altos et violoncelles, où les cloches (placées en coulisses pour un effet lointain) viennent annoncer six heures (0'10). Les violons déroulent un accompagnement sinueux (0'27) où violoncelle solo (0'40) et clarinette (0'58) viennent alternativement épancher une longue et poignante cantilène qui varie son chant sans se répéter. On note l'élégant quintolet (3'10) puis l'accompagnement moutonne maintenant aux altos (3'19). Un bref crescendo sur roulement de mailloches (4'10) laisse le violoncelle seul (4'14) puis il se joint à la clarinette (4'25), qui élève un arpège (4'42), aussitôt répété par le violoncelle avant deux accords sereins à l'ensemble des archets.
On pourrait croire que ce crépuscule a dissipé toute énergie mais voici pour Dimanche soir une kermesse qui rivalise avec le tableau du cabaret, quoique dans une liesse encore plus exubérante, qui éclate aussitôt par des influx de violons. Un musculeux air alsacien s'exclame à deux reprises aux cuivres et cordes graves (0'10, 0'24). Une extrapolation saccadée (0'27) déclenche une houle aux flûte et hautbois (0'45) puis un autre air populaire (0'55) aux hautbois et clarinette qui s'attire des diatribes d'archets. Un crescendo ramène l'impatiente diversion (1'20) ainsi qu'une réexposition qui expulse la fanfare, aux cuivres (1'40) puis aux cordes graves (1'48). Le pépiant second air (1'53) s'oppose au premier qui peu à peu triomphe (2'14). Soudain, un roulement de trois tambours (2'42) escorte une « sonnerie de la retraite française », à six cornets qui doivent marcher en coulisse en se rapprochant, engendrant un crescendo de perspective, puis en reculant, comme une troupe qui passe et s'éloigne. Pendant ce temps, la cloche tinte les huit heures. Un épisode adagio (3'22) à l'alto s'importe du tableau précédent (Sous les tilleuls), puis les tambours reconduisent la claironnade (3'41) mais « beaucoup plus éloigné que la première fois ». Des violoneux raclent le crin (3'57) et revoilà la polka de Au Cabaret (4'07) ! révélant combien Massenet fait confiance à sa force d'impact. Ultime télescopage : une escalade (4'49) précipite la kermesse (4'57) où fulmine la fanfare folklorique (5'08) avant un étourdissant tourbillon (5'17).


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MessageSujet: Re: Jules Massenet - tour d'horizon   Jules Massenet - tour d'horizon - Page 9 EmptyDim 9 Fév 2020 - 22:12

Benedictus a écrit:

Une fois de plus: ça a été réédité en CD? où ça?
(Question subsidiaire: à ta connaissance, les versions stéréo de Cluytens dans les mêmes œuvres ont-elle été réédités en CD ailleurs que dans l'énorme coffret tout-Cluytens?)



Mohirei a écrit:

Apparemment, c’est disponible chez Decca Eloquence (un double CD intitulé « Fête à la française ») et chez Testament (avec des ouvertures d’Adam,
Auber, Hérold, Rezniček et Suppé)



Smile Oui, je l'avais acheté dans ce volume Testament, et j'ai racheté tous les double-albums Decca Eloquence.
Pour Cluytens, je n'ai pas connaissance que ce soit réédite en CD séparé.

I love you Magnifique pochette d'une édition espagnole du vinyle :


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MessageSujet: Re: Jules Massenet - tour d'horizon   Jules Massenet - tour d'horizon - Page 9 EmptyHier à 19:26

En vérité, Massenet est tellement populaire que cela lui nuit.
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